L’éviction allergénique ne modifie pas le taux d’allergènes aéroportés du chat dans les classes. : A.-S. Karlsson1, A. Renström1, M. Hedrén2, K. Larsson1
1Lung and Allergy Research, National Institute of Environmental Medicine, Karolinska Institutet, Stockholm ; 2National Institute for Working Life, Stockholm, Sweden
dans Allergy 59 (6), 661-667
– CONTEXTE
- Certaines écoles suédoises ont des classes dans lesquelles est pratiquée l’éviction allergénique ; elles sont dédiées aux enfants allergiques atteints d’asthme sévère.
- Cependant, les mesures habituellement prises dans le but de réduire les taux d’allergènes n’ont jamais vraiment été évaluées.
- Le but de cette étude prospective a été d’évaluer si les taux d’allergènes aéroportés du chat étaient modifiés après introduction de mesures d’éviction dans les classes sans tenir compte du choix de chacun de posséder ou non un animal domestique.
– METHODES
- Vingt-cinq classes dont cinq faisant l’objet de mesures de prévention de l’allergie, ont participé à l’étude durant une année scolaire.
- Après un trimestre, on appliquait dans 6 classes un certain nombre d’interventions recommandées par l’Institut National Suédois de Santé Publique.
- Rideaux, tapisseries et plantes ont été supprimés ; les rayonnages ont été remplacés par des placards ; le nettoyage régulier a été augmenté.
- La poussière aéroportée était collectée chaque semaine (32 semaines) à l’aide de boites de Petri (n=1574) et a six occasions à l’aide d’échantillons d’air dans chaque classe (n=264).
– RESULTATS
- Les taux d’allergènes félins aéroportés montraient une variabilité similaire dans l’ensemble des classes étudiées.
- Malgré des mesures plus importantes pour réduire l’exposition aux allergènes, les taux d’allergènes du chat n’étaient pas modifiés dans les six classes après intervention.
- Les taux d’allergènes n’étaient pas significativement abaissés dans les classes dédiées à la prévention des allergies, comparés à ceux des autres classes.
- Les taux d’allergènes du chat différaient, cependant, de façon significative entre les classes comportant peu ou beaucoup de propriétaires de chats (P<0,05).
– CONCLUSIONS
- Nous concluons que les mesures d’éviction allergénique recommandées dans cette étude n’ont pas permis de réduire les allergènes aéroportés du chat.
- Il apparaît plausible que les mesures de réduction des taux d’allergènes sont utiles afin d’améliorer la santé des enfants allergiques mais cela reste à démontrer.
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