Étude comparative de tolérance d’une immunothérapie avec soit des allergènes de Dermatophagoides pteronyssinus non modifiés, soit des allergènes modifiés de façon chimique et utilisés à fortes doses. : Miguel Casanovasa, Enrique Fernández-Caldasa, Remedios Alamarb, Antonio Basombab
aLaboratorios LETI, S.L., Tres Cantos, Madrid, and
bServicio de Alergia, Hospital la Fe, Valencia, Spain
dans International Archives of Allergy and Immunology 2005 ;137:211-218
– Introduction :
- La modification physicochimique des allergènes pour en réduire l’allergénicité, tout en conservant le potentiel immun, offre l’opportunité d’administrer de fortes doses de vaccins, avec un risque diminué de réactions systémiques.
– Objectif de l’étude :
- évaluer la tolérance de doses de vaccins modifiés (dépigmentés et polymérisés de DP à des posologies supérieures à celles utilisées dans les conditions habituelles avec un vaccin non modifié.
– Matériel et méthode :
- Il s’agit d’une étude en parallèle et en double aveugle, incluant 2 groupes de patients.
- 23 patients ont été traités chaque semaine pendant 9 semaines lors de la phase d’augmentation des doses, puis ont reçu une dose d’entretien pendant 2 semaines (soit 11 injections).
- 11 patients (age moyen 22 ans) ont reçu une immunothérapie avec le vaccin modifié.
- La dose maximum utilisée a été le résultat d’une dépigmentation et d’une polymérisation 100 fois supérieure à la dose maximum utilisée avec l’extrait natif.
- La concentration maximum utilisée a été de 990 microgramme/ml (produit lyophilisé).
- 12 patients (age moyen 24 ans), ont reçu un extrait standard non modifié.
- La concentration maximum a été de 70 microgrammes de l’extrait allergénique lyophilisé, avec un potentiel de 10 HEPl/ml.
- La tolérance a été évaluée en colligeant tous les effets indésirables liés à l’immunothérapie avec un classement en stades de gravité selon les recommandations de l’Académie Européenne d’Allergologie et d’Immunologie Clinique.
– Résultats :
- Dans les 2 groupes, toutes les réactions locales immédiates ont été non significatives.
- Les patients traités avec l’extrait natif ont présenté 42 réactions locales immédiates, et 24 réactions retardées (dont une de plus de 10 cm de diamètre).
- Alors que les patients traités avec l’extrait modifié ont présenté 30 réactions locales et 21 réactions retardées (dont 2 de plus de 10 cm de diamètre).
- 4 réactions systémiques chez 2 patients (1 immédiate de grade 1 et 3 retardées de grade 2) ont été rapportées dans le groupe traité avec l’extrait natif et 1 réaction retardée de grade 2 a été rapportée dans le groupe traité avec la préparation modifiée.
– Conclusions :
- Les extraits modifiés de DP, utilisés à des concentrations 10 fois supérieures à celles des concentrations habituelles pour une immunothérapie, démontrent leur innocuité pour traiter les patients allergiques à DPter.
- La majorité des réactions locales (immédiates et retardées) sont non significatives cliniquement (diamètre inférieur à 5 cm).
- Aucune réaction systémique de grade 3 ou 4 n’a été rapportée.
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