L’augmentation de la concentration en allergènes augmente la production d’interféron gamma produite par les cellules T de donneurs allergiques exprimant un phénotype de circulation périphérique. : L. M. Gardner1, L. Spyroglou1, R. E. O’Hehir1,2, J. M. Rolland1
1Department of Pathology and Immunology, Monash University ; 2Department of Allergy, Immunology and Respiratory Medicine, Alfred Hospital, Melbourne, Victoria, Australia
dans Allergy 59 (12), 1308-1317.
– Introduction :
- L’immunothérapie spécifique cliniquement efficace est corrélée :
- à une diminution des LT circulants producteurs d’IL4 spécifiques de l’allergène,
- mais avec une augmentation des cellules productrices d’IFN gamma au niveau du site de la réaction allergénique.
- On ne sait pas si l’immunothérapie peut induire également une circulation des LT producteurs d’IFN gamma vers les tissus périphériques.
– Objectif de l’étude :
- Comme les aéro-allergènes sont administrés à de fortes concentrations durant l’immunothérapie par rapport aux concentrations habituellement rencontrées, les effets de la concentration en allergènes :
- sur les molécules d’adhésion (CD62L et CD49d)
- et sur l’expression des récepteurs de chemokines (CCR3 et CCR5)
par les lymphocytes T périphériques ont été analysés parallèlement à la production de cytokines.
– Méthodologie :
- Des cellules mononucléées, provenant du sang périphérique de donneurs allergiques aux acariens, ont été cultivées pendant 14 jours avec différentes concentrations d’allergènes.
- Le profil des sécrétions en cytokines a été fait par cytométrie de flux.
– Résultats :
- Les cultures stimulées avec une concentration d’extraits d’acariens de 100 microg/ml par rapport à celles avec des concentrations de 1 microg/ml montrent une augmentation des fractions et du nombre des cellules T exprimant l’IFN gamma et les marqueurs CD62L, CD49d ou CCR5.
- Le nombre de cellules T CD4 et CD8, CCR3 positives est très bas et n’est pas différent entre les cultures.
- Inversement, la proportion des cellules T CD4+ circulantes vers les tissus périphériques et exprimant de l’IL4 sont diminuées dans les cultures stimulées par de fortes concentrations par rapport à celles stimulées avec de faibles concentrations d’allergènes.
– Conclusion :
- Ces résultats montrent l’importance d’aboutir à de fortes doses d’allergènes durant l’immunothérapie pour induire la production d’IFN gamma et l’expression de cellules T spécifiques de l’allergène de type CD4+ et CD8+ et ayant le phénotype de « circulation vers les tissus périphériques ».
- La modification nette de l’environnement en cytokines au niveau du site de la réaction allergénique peut induire une régulation négative des manifestations cliniques de la maladie allergique.
Envie de réagir?