Chats, chiens et risque d’atopie dans l’enfance et à l’âge adulte : Piush J. Mandhane, MDa, Malcolm R. Sears, MBb, Richie Poulton, PhDc, Justina M. Greene, DipCompSysb, W.Y. Wendy Lou, PhDd, D. Robin Taylor, MDe, Robert J. Hancox, MDc
a Department of Pediatrics, University of Alberta, Edmonton, Alberta, Canada
b Department of Medicine, McMaster University, and Firestone Institute for Respiratory Health, St Joseph’s Healthcare, Hamilton, Ontario, Canada
c Department of Preventive & Social Medicine, University of Otago, Dunedin, New Zealand
d Department of Public Health Sciences, University of Toronto, Toronto, Ontario, Canada
e Department of Medical & Surgical Sciences, Dunedin School of Medicine, University of Otago, Dunedin, New Zealand
dans JACI Volume 124, Issue 4, Pages 745-750.e4 (October 2009)
– Contexte :
- L’exposition aux chats et aux chiens pendant l’enfance a été associée à un risque moindre de développer l’allergie.
- On ignore si ce phénomène est dû à l’éviction sélective des animaux domestiques par les familles ayant des antécédents d’allergie.
- Les effets de la possession d’animaux domestiques à l’âge adulte sont inconnus.
– Objectifs :
- Nous avons cherché à évaluer l’association entre le fait de posséder des chats et de chiens dans l’enfance et à l’âge adulte, et, le développement de l’atopie dans une population basée sur une cohorte de naissance de 1037 sujets.
– Méthodes :
- Les propriétaires de chats ou de chiens entre la naissance et l’âge de 9 ans, et, entre l’âge de 18 à 32 ans ont été enregistrés.
- Les tests cutanés aux allergènes communs ont été effectués à 13 et à 32 ans.
– Résultats :
- Il n’y avait aucune preuve que les familles ayant des antécédents d’atopie évitaient de posséder des animaux domestiques.
- Il y avait une interaction significative entre le chien et le chat, et, le développement de l’atopie dans l’enfance et l’âge adulte.
- Les enfants qui possédaient à la fois un chat et un chien étaient moins susceptibles d’être atopiques à l’âge de 13 ans.
- Le fait de vivre avec un seul de ces animaux n’a pas d’effet protecteur de l’atopie.
- Parmi ceux qui n’étaient pas atopiques à l’âge de 13 ans, ayant à la fois un chat et un chien à l’âge adulte, avaient une association à un risque plus faible de l’apparition d’atopie à l’âge de 32 ans.
- Cette association était significative seulement chez ceux ayant des antécédents parentaux d’atopie.
- Ces effets étaient indépendants de toute une gamme de facteurs de confusion potentiels.
– Conclusions :
- Il existe une interaction synergique entre l’exposition au chat et au chien qui est associée à un risque moindre de développer l’atopie dans l’enfance et à l’âge adulte.
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