Le type de sensibilisation allergénique peut affecter l’évolution de l’allergie respiratoire. : M. Marogna1, A. Massolo2, D. Berra3, P. Zanon3, E. Chiodini4, G. W. Canonica5, G. Passalacqua5
1Pneumology Unit, Cuasso al Monte, Macchi Hospital Foundation, Varese ; 2Department of Animal Biology and Genetics, University of Florence, Florence ; 3Pneumology Unit, Busto Arsizio Hospital ; 4Nuclear Medicine Unit, Busto Arsizio Hospital ; 5Allergy and Respiratory Diseases, University of Genoa, Genoa, Italy
dans Allergy 61 (10), 1209-1215
– Contexte :
- De nombreux facteurs affectent l’évolution de l’allergie respiratoire chez l’enfant, toutefois on ne connaît pas grand-chose à ce sujet chez l’adulte.
- Nous avons évalué dans une étude prospective l’influence du type d’allergène sur la progression de la maladie.
– Méthodes :
- Les patients atteints d’allergie respiratoire ont subi des prick-tests cutanés et un test de provocation bronchique à la méthacholine au début de l’étude et après 3 ans.
- Les patients ont été subdivisés en deux groupes, rhinite pure ou rhinite et hyperréactivité bronchique (HRB).
- Chez les sujets polysensibilisés, un seul allergène pertinent (acariens, graminées, bouleau, Pariétaire) a été identifié en fonction de la distribution des symptômes et, si nécessaire, par test de provocation nasale.
– Résultats :
- 6750 patients (tranche d’âge : 12-46 ans) ont été étudiés.
- Parmi eux, 17.8% étaient monosensibilisés mais ce pourcentage diminuait à 10.4% après 3 ans (p < 0.05).
- Les sujets atteints de rhinite pure étaient 81% au début et 48% à le fin.
- Après 3 ans, le nombre de patients présentant une réponse bronchique a augmenté de 18% à 58% pour les acariens, 22% à 49% pour le bouleau, 18% à 44% pour les graminées, 17% à 32% pour la pariétaire, avec une différence significative entre les allergènes (p < 0.05).
- La même constatation a été faite chez presque tous les sujets monosensibilisés, être allergique aux acariens rendait plus probable la détérioration respiratoire.
- Tous les patients avec HRB au départ ont reçu une immunothérapie spécifique.
- Chez ces patients l’apparition de nouvelles sensibilisations était sensiblement inférieure à celle du groupe rhinite pure recevant uniquement un traitement classique et des symptômes respiratoires de voies aériennes inférieures ont disparu plus fréquemment.
– Conclusion :
- Le type d’allergène influence le cours de la maladie, de la même manière que l’utilisation de l’immunothérapie spécifique.
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