Influence des stresseurs psychosociaux sur les paramètres neuro-immunologiques et l’état cutané d’un patient atteint de dermatite atopique. : S. Rabung, C. Schmidt, G. Hüther, H. Schauenburg
dans Dermatology and Psychosomatics / Dermatologie und Psychosomatik 2003 ;4:207-214
– OBJECTIF.
- Le rôle du stress psychosocial dans la survenue et l’évolution de la dermatite atopique est largement accepté.
- Cependant, la validation de modèles pathologiques qui intègrent les aspects psychosomatiques et les médiateurs biochimiques est encore peu utilisée.
- Les études longitudinales d’un cas offrent la possibilité d’examiner les effets des stresseurs psychosociaux sur les facteurs biochimiques aussi bien que sur les variables dermatologiques en conditions naturelles.
– PATIENT ET METHODES.
- Un patient âgé de 42 ans souffrant de longue date d’une dermatite atopique a été observé sur une période de 77 jours et intégré dans l’étude d’un cas.
- Les stresseurs psychosociaux et l’activité de la maladie cutanée étaient mesurés chaque jour et reportés sur un journal par le patient et chaque semaine par un interrogatoire standardisé (Incidents and Hassles Inventory).
- Le cortisol, la néoptérine et les cathécholamines ont été mesurés chaque 24 heures sur un prélèvement d’urine nocturne de 8 heures.
- Les facteurs pouvant intervenir tels que les prises médicamenteuses et le style de vie ont été contrôlés.
- Les données longitudinales étaient étudiées à l’aide de séries temporelles combinées (ARIMA modeling) et d’une analyse de régression.
– RESULTATS.
- Les variables psychosociales expliquaient près de 50% des modifications de l’état cutané et aussi près de 50% des facteurs immuno-endocrinologiques.
- La relation entre les données biochimiques et l’état cutané est faible, inférieure à 25%.
- Nous avons trouvé aussi des effets différentiels dépendant des différentes caractéristiques des stresseurs psychosociaux c’est à dire prédictibles contre non prédictibles.
- Des stresseurs identiques montraient des variations dans leurs effets sur des variables différentes c’est à dire influence positive sur la peau des bras mais influence négative sur le peau du cou.
– CONCLUSIONS.
- Les résultats confirment la relation acceptée entre les stresseurs psychosociaux et l’activité de la dermatite atopique chez le patient étudié.
- Le large spectre des effets différentiels retrouvé chez seulement un seul cas souligne la complexité des mécanismes psychobiologiques et la nécessité d’autres études de cas.
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