Entrainement spécifique des muscles expiratoires dans la BPCO. : Paltiel Weiner, MD ; Rasmi Magadle, MD ; Marinella Beckerman, MD ; Margalit Weiner, PhD and Noa Berar-Yanay, MD * From the Department of Medicine A, Hillel Yaffe Medical Center, Hadera, Israel. dans Chest. 2003 ;124:468-473
– Données antérieures :
* il existe plusieurs études montrant que la force et l’endurance des muscles expiratoires peuvent être altérées chez les patients présentant une BPCO. Cette faiblesse musculaire peut avoir des implications cliniquement significatives.
* L’entrainement des muscles expiratoires tend à améliorer la toux et à réduire la sensation d’effort respiratoire pendant l’exercise chez les patients autres que ceux présentant une BPCO.
– Méthodes :
* Vingt-six patients présentant une BPCO (VEMS à 38% de la valeur prédite) ont été recrutés pour cette étude.
* Les patients étaient randomisés dans deux groupes :
** groupe 1, 13 patients étaient désignés pour recevoir un entrainement spécifique des muscles expiratoires (ESME) quotidiennement, six fois par semaine, chaque séance consistant en 1/2 h d’entrainement, pendant 3 mois ;
** groupe 2, 13 patients étaient désignés comme groupe contrôle et ont subi un entrainement très léger.
* Une spirométrie, la force et l’endurance des muscles expiratoires, un test de marche de 6 minutes, l’index de Mahler de la dyspnée de base (avant), et l’index de dyspnée transitionnelle (après) étaient mesurés avant et après entrainement.
– Résultats :
* les changements induits par l’entrainement étaient significativement plus importants dans le groupe ESME que dans le groupe contrôle pour les variables suivantes :
** la force musculaire expiratoire (de 86 ± 4,1 à 104 ± 4,9 cm H2O, p < 0,005 ; différence moyenne par rapport au groupe contrôle, 24% ; 95% d’intervalle de confiance, 18 à 32%),
** l’endurance des muscles expiratoires (de 57 ± 2,9% à 76 ± 4,0%, p < 0,001 ; différence moyenne par rapport au groupe contrôle, 29% ; 95% d’intervalle de confiance, 21 à 39%),
** et la distance parcourue en 6 minutes (de 262 ± 38 m à 312 ± 47 m, p < 0,05 ; différence moyenne par rapport au groupe contrôle, 14% ; 95% d’intervalle de confiance, 9 à 20%).
* Il y avait aussi une petite augmentation mais non significative de l’index de dyspnée (de 5,1 ± 0,9 à 5,6 ± 0,7, p = 0,14).
– Conclusions : les muscles expiratoires peuvent être spécifiquement entrainés avec une amélioration de la force et de l’endurance musculaires expiratoires chez les patients présentant une BPCO. Cette amélioration est associée à une augmentation de performance à l’exercise mais à aucun changement significatif dans la sensation de dyspnée dans les activités quotidiennes.
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