Réponses cutanée et sérique à l’allergène du chat chez des adultes exposés ou non aux chats. : Liccardi G, Martin S, Lombardero M, D’Amato M, Barber D, D’Amato G, Cazzola M.
Department of Chest Diseases, Division of Respiratory and Allergic Diseases, High Speciality Hospital "Antonio Cardarelli", Naples, Italy.
dans Respir Med. 2005 May ;99(5):535-44.
– Contexte
- La relation entre le fait de posséder un animal domestique et le risque de développer une allergie respiratoire par sensibilisation aux allergènes des animaux domestiques reste encore controversée.
– Objectif
- Déterminer le degré de l’hypersensibilité immédiate cutanée et les taux d’IgE et d’IgG4 spécifiques de l’allergène du chat chez des patients sensibilisés et exposés directement ou indirectement à cet animal.
– Méthodes
- Nous avons étudié 112 adolescents et adultes sensibilisés aux allergènes du chat (43 ayant un chat à domicile et 69 n’en ayant pas).
- Il y avait aussi 52 sujets de contrôle, 27 sujets atopiques non sensibilisés au chat et 25 non atopiques.
- Le degré de l’hypersensibilité immédiate cutanée a été évalué deux fois au moyen de prick-tests avec une série de quatre dilutions (rapport de dilution 1/5) d’un extrait allergénique d’épithélias du chat dont l’allergène majeur Fel d 1 était quantifié en microgrammes, plus un témoin positif (chlorhydrate d’histamine à 10 mg/ml) et un témoin négatif (solution saline).
- Les résultats concernant la surface de la papule ont été analysés par parallélisme des lignes de régression.
- Un échantillon sanguin a été collecté sur chaque patient et sur tous les sujets de contrôle pour évaluer les IgE et les IgG4 sériques spécifiques du chat.
– Résultats
- Les patients ayant un chat au domicile ont des réponses cutanées plus basses que les patients n’ayant pas de chat.
- La différence de la sensibilité cutanée a été estimée 3,4 fois (P<0,01).
- Il n’existait pas de différence significative entre les taux d’IgE spécifiques du chat dans les deux groupes de patients (P=0,065).
- Les taux des IgG4 spécifiques du Fel d 1 montraient une association statistiquement significative avec la présence d’un chat au domicile, avec des taux plus élevés chez les patients ayant un chat au domicile comparativement à ceux n’en ayant pas P<0,001).
– Conclusion
- Les résultats de cette étude démontrent que l’exposition directe au chat chez l’adolescent et l’adulte atteints d’allergie respiratoire est associée à des réponses cutanées plus faibles à l’extrait allergénique du chat, évaluées par prick-tests cutanés comparativement aux patients exposés indirectement.
- Parmi les patients possédant un chat à domicile les taux moyens d’IgE spécifiques sont statistiquement comparables alors que les taux d’IgG4 sont supérieurs comparativement aux sujets qui ne sont pas exposés aux chats.
- Le rôle de l’exposition indirecte aux allergènes du chat sur la sensibilisation des voies respiratoires est accentué aussi chez l’adulte.
- De plus, les patients ayant un chat à domicile n’ont pas des sensibilisations cutanées et sériques à l’allergène du chat plus importantes en comparaison aux sujets non exposés aux chats.
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