L’exposition au chat à un haut degré est associée à une tolérance clinique. Une modification de la réponse immune Th2 ? : Hesselmar B, Aberg B, Eriksson B, Bjorksten B, Aberg N.
Sahlgrenska Academy of Goteborg University, Sweden Nordic School of Public Health, Goteborg, Sweden Centre for Allergy Research and Institute of Environmental Medicine, Karolinska Institutet, Stockholm, Sweden
dans Clin Exp Allergy. 2003 Dec ;33(12):1681-5.
– CONTEXTE.
Il a été suggéré que les anticorps IgG4 spécifiques des allergènes peuvent être protecteur à l’encontre du développement de l’allergie par une réponse bloquante.
Le taux de ces anticorps a été proposé comme marqueur d’une modification de la réponse Th2.
– OBJECTIFS.
Evaluer le taux des IgE, IgG1 et IgG4 spécifiques du chat ; l’asthme et les autres manifestations allergiques en fonction de l’exposition au chat.
– METHODES.
* Nous avons étudié un échantillon de population de 412 enfants d’âge scolaire âgés de 12 à 13 ans.
* Les parents de 402 de ces enfants ont rempli un questionnaire concernant les antécédents médicaux de leur enfant, la possession d’un chat et toutes les autres données contextuelles.
* Les tests cutanés de l’allergie immédiate (prick-tests) concernant les aéroallergènes courants ont été pratiqués chez 371 de ces enfants.
* Des échantillons sanguins afin de doser des IgE, IgG1 et IgG4 ont été obtenus chez 309 d’entre eux.
– RESULTATS.
* Tous les enfants ont une réponse immune au chat prédominante IgG1.
* Les taux des IgG1 et IgG4 spécifiques du chat, mais pas des IgE, étaient élevés chez les enfants étant en contact régulier avec un chat.
* Les enfants asthmatiques avaient une augmentation des taux d’IgE et d’IgG1 spécifiques du chat, et les enfants ayant des prick-tests positifs au chat avaient aussi une augmentation des IgG4.
* La présence d’IgG4 n’était pas associée à l’asthme ou à la sensibilisation, à moins qu’il y ait une augmentation simultanée de la production d’IgE.
* Vingt-cinq p. cent des enfants avaient une réponse immune avec les seules IgG4, sans réponse IgE.
* Ce groupe d’enfants avait une haute fréquence de contact avec les chats, mais une prévalence similaire de l’asthme et de l’allergie comme ceux n’ayant ni IgE ou IgG4 spécifiques du chat.
– CONCLUSION.
* Le contact avec le chat était associé à une modification de la réponse Th2, produisant des IgG4 mais pas des IgE.
* Cette réponse immune n’était pas associée à une augmentation du risque d’asthme ou d’allergie.
* Cependant, les IgG4 n’étaient pas directement impliquées dans un quelconque effet protecteur.
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