Est -ce que les correspondants radiologues sont au courant des patients à risques lors d’une injection de produit de contraste iodé. Konen E, Konen O, Katz M, Levy Y, Rozenman J, Hertz M. dans Clin Radiol 2002 Feb ;57(2):132-5
Le but de ce travail a été d’évaluer le niveau de connaissance des radiologues concernant les populations à risque de complications lors de l’injection IV d’iode.
– Méthodes : 203 médecins de 3 hôpitaux universitaires ont complété un questionnaire anonyme sur les facteurs de risque et les contre-indications à l’administration de produits de contraste iodés. Le questionnaire incluait les conditions médicales qui augmentent la possibilité d’une réaction anaphylactoïde (asthme, pollinose et allergie alimentaire), ainsi que les réactions toxiques (ischémie coronarienne, phéochromocytome, myasthénie), dont celles dépendants de la fonction rénale (diabète, metformine et myélome). 2 questionnaires supplémentaires à choix multiples examinaient les protocoles de pré-médication et les risques de néphrotoxicité chez les diabétiques.
– Résultats : L’asthme, l’allergie alimentaire et la pollinose sont reconnus comme des facteurs de risque par respectivement 81,3%, 77,8% et 61,6% des répondants, alors que l’ischémie coronarienne, le phéochromocytome et la myasthénie ne sont reconnus que par 9,8%, 30% et 28,6% des répondants. Un traitement par metformine, un diabète et un myélome, en présence d’une fonction rénale normale, sont considérés comme des facteurs de risque respectivement par 46,3%, 38,9% et 58,1% des répondants. Un des protocoles de pré-médication généralement admis a été correctement sélectionné par 89,8% des cliniciens. Le risque de néphrotoxicité des produits de contraste iodés chez le diabétique a été correctement mesuré par 63,5% des répondants.
– Conclusion : Les auteurs ont noté une relativement bonne connaissance des radiologues sur les risques de réactions anaphylactoïdes et les risques de néphrotoxicité lors de l’injection d’iode. Par contre, les risque toxiques liés aux molécules d’iode sont moins bien connus. Des efforts dans le futur doivent donc porter sur une meilleure communication entre cliniciens et radiologues concernant ces facteurs de risque.
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