Classement et prise en charge des patients avec une rhinite allergique en pratique de ville pendant la saison pollinique. : H. Van Hoecke1,*, N. Vastesaeger2, L. Dewulf2, L. Sys1, P. van Cauwenberge1,*
1Department of Otorhinolaryngology, Ghent University, Ghent, Belgium ; 2Schering-Plough, NV, Brussels, Belgium
dans Allergy 61 (6), 705-711
– Introduction :
- La rhinite allergique (RA) représente un problème majeur de prise en charge en première intention par les généralistes.
- L’ARIA (The Allergic Rhinitis and its Impact on Asthma ) a proposé une nouvelle classification de la RA et a édité des recommandations pour prendre en charge cette affection.
– Objectif de l’étude :
- Les auteurs ont conduit ce travail pour à la fois évaluer la distribution des rhinites selon cette nouvelle classification
- et pour évaluer si la prise en charge de la RA en pratique de ville est conforme aux recommandations de l’ARIA.
– Méthodologie :
- Pendant la saison pollinique 2003, 95 médecins généralistes belges ont inclus 804 patients qui présentaient des manifestations de RA.
- Pour chaque patient, un questionnaire incluant les manifestations cliniques et la prise en charge médicale a été rempli.
– Résultats :
- Chez 64% des patients ayant une RA, celle ci a été classée intermittente et dans 36% des cas comme persistante.
- Une rhinite persistante entraîne plus d’inconfort qu’une rhinite intermittente.
- Seulement 50% des patients ont eu un test allergologique.
- Parmi eux, 51% sont allergiques à la fois à des allergènes saisonniers et perannuels.
- 82% des rhinites persistantes sont allergiques à au moins un allergène saisonnier -**et 72% des rhinites intermittentes à au moins un allergène perannuel.
- Lorsqu’on compare strictement les recommandations de l’ARIA aux prescriptions, 49% des patients ayant une rhinite légère et/ou une rhinite intermittente sont sur-traités, alors que 30% de ceux qui ont une rhinite modérée à sévère sont sous-traités.
– Conclusion :
- Cette étude confirme que le classement initial des rhinites selon les termes de « saisonniers » ou « perannuels » est effectivement inadéquat et que les termes de « persistante » ou « intermittente » ne se superposent pas à la classification en RA saisonnière ou persistante.
- De plus, la rhinite persistante a pu être identifiée comme une entité pathologique distincte.
- D’autres efforts sont nécessaires pour diffuser et compléter les études sur le diagnostic de rhinite et sur l’utilisation des recommandations en première intention en pratique de ville.
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