Association entre hyper réactivité bronchique et anomalies de l’immunité cellulaire chez les patients ayant un syndrome de fatigue chronique. : Nijs J, De Becker P, De Meirleir K, Demanet C, Vincken W, Schuermans D, McGregor N. Department of Human Physiology, Faculty of Physical Education and Physical Therapy, Academic Hospital, Vrije Universiteit Brussel, Belgium. Jo.Nijs@vub.ac.be dans Chest 2003 Apr ;123(4):998-1007
– Objectif de l’étude : déterminer si l’hyper réactivité bronchique (HRB) chez les patients atteints du syndrome de fatigue chronique (SFC) est due à une anomalie du système immunitaire.
– Méthodologie :
* Il s’agit d’une étude comparative prospective.
* Les patients ont été recrutés parmi la consultation externe de l’université médicale de Vrije, à Bruxelles en Belgique.
* 137 patients, tous ayant un SFC, et 27 patients sains ont été inclus.
* Ces patients ont eu :
** une mesure de la fonction pulmonaire,
** un test de provocation à l’histamine,
** un immunophénotypage,
** une détermination des ribonucléases latentes.
– Résultats :
* 73 des 137 patients ont une HRB, parmi lesquels 64 ont un résultat normal de l’épreuve d’HRB.
* Il n’y a pas de différence d’age ni de sexe entre les 2 groupes (HRB+ = 73, et HRB- = 64).
* Il n’y a pas de différence dans le ratio des ribonucléases, de la capacité pulmonaire totale, ou du coefficient de Tiffeneau entre les patients ayant un SFC avec ou sans HRB.
* Dans le groupe de patients avec une HRB on trouve des différences par rapport au groupe contrôle portant sur 8 paramètres en ce qui concerne le profil de phénotypage au comptage cellulaire, et 7 différences portant sur les pourcentages de distributions des profils cellulaires.
* Le groupe de patients qui n’a pas de HRB + diffère des sujets contrôles uniquement dans le compte des cellules CD25+ et dans le % de ces cellules.
* Les auteurs observent une augmentation significative des cellules cytotoxiques T (nombre total et %) parmi les patients HRB positif par rapport aux patients HRB négatifs, ce qui est compatible avec un réduction significative des cellules T naïves.
– Conclusions :
* Ces résultats réfutent une association entre le clivage de la Rnase L de 80 kD et l’HRB.
* L’immunophénotypage de cette population confirme les premiers rapports sur l’activation immune chronique chez les patients ayant un SFC par rapport à des sujets sains.
* Les patients ayant un SFC et qui sont HRB positifs ont plus de signes d’une activation immune que ceux qui n’ont pas d’HRB.
* L’inflammation et l’activation secondaire IgE dépendante des cellules mastocytaires et des éosinophiles, comme dans l’asthme, a peu de chance d’être responsable de l’existence d’une HRB chez les patients ayant un SFC.
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