28 septembre 2006 ·  · 639 lectures

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Il est surprenant de constater le décalage entre l’opinion des allergologues et des pneumologues sur l’asthme et celle du reste de la population.

Pas de jour dans notre consultation sans qu’un patient vienne nous voir pour nous parler de son nez qui coule, de son eczéma, de son urticaire et qui, incidemment, nous demande en fin de consultation un renouvellement pour son bêta²-mimétique.

« Ah bon, vous avez de l’asthme ? » dit le médecin étonné.

« Non non, je prends juste un peu de V.......E tous les jours ! » répond le malade essoufflé.

De même, on ne verra jamais un hypertendu rester plusieurs années sans un bilan cardiologique alors que l’on rencontre quotidiennement des asthmatiques traités de manière artisanale qui n’ont jamais eu d’exploration fonctionnelle respiratoire.

Des générations de spécialistes se sont penchées sur la question. Comment faire comprendre l’importance du bilan respiratoire aux malades et aux médecins de premier recours ?

À l’heure où j’écris ces lignes, la solution n’est pas trouvée.

Mais pour paraphraser le baron Pierre de Coubertin : « Il n’est pas nécessaire de réussir pour entreprendre ni de gagner pour persévérer. »

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