Rhinite perannuelle non infectieuse - un facteur de risque indépendant de trouble du sommeil dans l’asthme : Johan Hellgrena, , , Ernst Omenaasb, Thórarinn Gíslasonc, Rain Jögid, Karl A. Frankline, Eva Lindbergf, Christer Jansonf, Kjell Toréng, h and on behalf of the RHINE study group, North Europe
aDepartment of Oto-Rhino-Laryngology & Head and Neck Surgery, Lundby Hospital, Göteborg, Sweden
bDepartment of Thoracic Medicine and Centre for Clinical Research, Haukeland University Hospital, Bergen, Norway
cDepartment of Pulmonary Medicine, Lanspitali University Hospital, Reykjavik, Iceland
dFoundation Tartu University Clinics, Lung Clinic, Tartu, Estonia
eDepartment of Pulmonary Medicine and Allergology, University Hospital of Northern Sweden, Umeå, Sweden
fDepartment of Medical Sciences, Respiratory Medicine and Allergology, Uppsala University, Uppsala, Sweden
gDepartment of Respiratory Medicine and Allergology, Sahlgrenska University Hospital, Göteborg, Sweden
hDepartment of Occupational and environmental Medicine, Sahlgrenska University Hospital, Göteborg, Sweden
dans Respiratory Medicine
Volume 101, Issue 5, May 2007, Pages 1015-1020
– But de l’étude :
- Evaluer l’association éventuelle entre rhinite perannuelle non infectieuse et troubles du sommeil dans l’asthme.
– Matériels et méthodes :
- Il s’agit d’une étude sur questionnaire dans un échantillon aléatoire de population au Danemark, Estonie, Islande, Norvège et Suède âgé de 30 à 54 ans.
- A partir d’une population aléatoire de départ de 16 191 personnes, on a examiné la qualité de sommeil liée à une rhinite perannuelle non infectieuse de 1127 individus se considérant comme asthmatiques.
- La rhinite perannuelle non infectieuse a été définie par « avoir des symptômes nasaux persistants tels qu’obstruction nasale et sécrétion en l’absence de rhume banal ».
- L’asthme a été défini à la fois par « avoir eu de l’asthme » et « avoir eu un diagnostic d’asthme par un médecin ».
- Les Odds ratios (OR) pour difficultés d’endormissement, difficulté à dormir sans interruption, réveil matinal précoce et somnolence diurne ont été calculés à l’aide de régression logistique multiple avec contrôle des autres facteurs de troubles du sommeil tels que ronflement, sifflement, obésité et tabagisme.
– Résultats :
- Le taux de réponse a été de 74%.
- 189 des sujets asthmatiques (17%) ont rapporté une rhinite perannuelle non infectieuse.
- La rhinite perannuelle non infectieuse était associée avec des OR augmentés pour les difficultés à dormir sans interruption (1.6 (Intervalle de Confiance 95% (IC) 1.1–2.3)), les réveils matinaux précoces (1.5 (IC 95% 1.1–2.2)) et la somnolence diurne (1.8 (IC 95% 1.2–2.9)).
- Ce résultat montre que la rhinite perannuelle non infectieuse est un facteur de risque indépendant de troubles du sommeil dans l’asthme.
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