Une corrélation entre migraine, histamine et immunoglobuline E. : P. Gazerani,* Z. Pourpak, A. Ahmadiani,* A. Hemmati & A. Kazemnejad *Neuroscience Research Center, Shaheed Beheshti University of Medical Sciences ; Allergy, Asthma and Immunology Research Institute, Tehran University of Medical Sciences ; Neurology Department of Shohada Hospital, Shaheed Beheshti University of Medical Sciences ; and §Department of Biostatistics, Tarbiat Modarres University, Tehran, Iran dans Scandinavian Journal of Immunology 57 (3), 286-290.
Alors que la migraine affecte environ 15% de la population et que de nombreuses études ont été pratiquées pour découvrir le mécanisme et le moyen de la traiter, la physiopathologie de la migraine est encore méconnue.
La possibilité d’un mécanisme allergique IgE médié et le rôle de l’histamine restent controversés.
– Le but de cette étude était d’évaluer les IgE totales sériques et le taux d’histamine chez des patients migraineux et de l’influence de l’allergie.
– Soixante-dix patients migraineux (18 à 58 ans) sans aura ont été divisés en deux groupes en accord avec leur antécédents allergiques -asthme, rhinite, eczéma, urticaire- (60% avec et 40% sans allergie).
Les échantillons sériques ont été prélevés à jeun sans que soit autorisée la prise d’aucun médicament pendant les deux périodes, d’attaque et de rémission.
Le groupe contrôle était constitué de 45 volontaires sains.
Les IgE totales sériques et l’histamine étaient mesurées respectivement par ELISA et par méthodes fluorométriques.
– La moyenne et le taux d’erreur standard pour l’histamine (ng/ml) et les IgE totales sériques (IU/ml) était respectivement, dans le groupe contrôle de 48,16+/-2,70 et 38,21 +/-3,20, dans le groupe migraine avec allergie de 159,11+/-4,60 et 303,30 +/-42,50 et dans le groupe migraine sans allergie de 105,01 +/-8,50 et 79,07 +/-2,70.
– Les IgE totales sériques étaient significativement plus élevées dans le groupe de migraineux allergiques par rapport au groupe de contrôle et de l’autre groupe de migraineux, suggérant un mécanisme IgE médiée dans la migraine.
– Bien que les taux plasmatiques d’histamine, qui étaient significativement élevés chez les patients migraineux, pendant les périodes de céphalées et pendant les périodes libres de symptômes, lorsqu’ils étaient comparés au groupe de contrôle, indiquait que cette augmentation pouvait entrer aussi bien dans la cadre d’une maladie allergique que dans celui de la migraine où l’histamine joue également un rôle.
– La relation entre allergie et migraine peut être basée, d’une part, sur un mécanisme IgE médié, et, d’autre part, sur le relargage d’histamine qui pourrait jouer un rôle important.
Ainsi, l’éviction allergénique chez les patients migraineux peut constituer un moyen prophylactique simple ou leur traitement.
Envie de réagir?