Evaluation de la dépréciation du sommeil chez des patients souffrant de rhinite allergique persistante à l’aide de la polysomnographie. : J. Menga, J. Xuana, X. Qiaoa, X. Lia, S. Liua, K.F. Lukatb, N. Zhangb, C. Bachertb
aDepartment of Otorhinolaryngology, West China Hospital, Sichuan University, Sichuan, China ;
bUpper Airway Research Laboratory, Department of Otorhinolaryngology, University of Ghent, Ghent, Belgium
dans Int Arch Allergy Immunol 2011 ;155:57-62 (DOI : 10.1159/000317244)
– Contexte :
- Bien que des questionnaires aient montré une association entre dépréciation de la qualité du sommeil et symptômes de la rhinite allergique (RA), à ce jour, il n’existe pas de publication concernant l’évaluation objective du sommeil chez des patients atteints de rhinite allergique persistante (RAP) telle que définie par les directives d’ARIA.
– Objectif :
- Le but de la présente étude était donc d’évaluer les troubles du sommeil chez des patients souffrant d’une rhinite allergique persistante par la polysomnographie (PSG).
– Méthodes :
- Quatre-vingt-huit patients atteints de RAP avec une obstruction nasale modérée à sévère et 30 volontaires sains ont été inclus dans l’étude.
- Tous les patients ont subi une PSG pendant le sommeil nocturne afin d’évaluer la présence et la gravité des troubles du sommeil.
- Le débit de pointe inspiratoire nasal (DPIN) a également été mesuré afin d’évaluer la résistance nasale.
– Résultats :
- Il y avait de façon statistiquement significative, quoique modeste sur le plan clinique, des différences entre les patients atteints de RAP et les contrôles sains pour la plupart des paramètres de la PSG, y compris l’efficacité du sommeil, l’indice d’éveil, la SaO2 moyenne, le plus bas de SaO2, le temps passé avec une saturation inférieure à 90% et le temps le ronflement.
- Bien que l’indice d’apnée-hypopnée (IAH) ne soit pas significativement différent entre les 2 groupes, 17 sujets (17,3%) du groupe RAP, mais aucun des sujets témoins, avaient un IAH> 5.
- Les patients ayant des scores plus élevés du T5SS (12 ≤ T5SS ≤ 15) avaient une plus grande tendance à ronfler que les patients présentant des scores plus faibles (8 ≤ T5SS ≤ 11).
- Enfin, le DPIN dans le groupe RAP était significativement plus faible que dans le groupe contrôle.
- De faibles corrélations entre l’indice d’éveil et le DPIN, entre la SaO2 moyenne et DPIN ont été trouvées.
– Conclusion :
- La polysomnographie a montré des modifications modestes chez les patients atteints de rhinite allergique persistante par rapport aux sujets témoins.
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