27 mai 2002 ·  · 5622 lectures

min de lecture  Aller à la conclusion

Cette équipe japonaise fait une belle démonstration des propriétés anti-inflammatoires de la théophylline.

Effets d’une dose faible journalière de théophylline à libération prolongée sur l’inflammation et l’hyperréactivité bronchiques chez des patients asthmatiques. Terao I. dans Arerugi 2002 Apr ;51(4):364-70

L’asthme est une inflammation à éosinophiles des voies respiratoires caractérisée par une hyperréactivité induite par les granules protéiques telle l’ « éosinophilic cationic protéine » (ECP) libérée par ces éosinophiles.
Cette étude ambulatoire regroupe 30 patients atteints d’un asthme léger à modéré non encore traités par un corticoïde inhalé. Nous avons observé les effets d’un traitement de 4 semaines avec une dose faible journalière (200 mg/jour) d’une théophylline à libération prolongée (TLP) par 24 heures sur l’inflammation et l’hyperréactivité bronchiques ainsi que sur la fonction respiratoire.
La TLP diminue significativement l’éosinophilie qui passe de 647 à 444/mm3 et le niveau d’ECP de 1318 à 741 ng/ml et améliore l’hyperréactivité bronchique qui se modifie (de 1,15 à 6,70 unités). Le VEMS et le DEP montrent une amélioration significative, respectivement passant de 2,39 à 2,69 L et de 6,21 à 7,14 L/sec. Les DEM 25 et 50 s’améliorent aussi de façon significative. La moyenne de la concentration sanguine de théophylline s’établissait à 3,95 mg/ml.
Ces résultats suggèrent qu’une dose faible journalière de TPL à des effets anti-inflammatoires des voies respiratoires et s’oppose à l’hyper-réactivité des voies respiratoires chez des patients atteints d’asthme léger à modéré.


Le mot de l'allergo

Cette vieille compagne des Allergologues, la bonne vieille théophylline, n’a pas fini de nous étonner. On a vu le déclin de l’indication de la théophylline dans l’asthme pour 2 raisons essentielles : l’arrivée de nouveaux agents pharmacologiques et sa toxicité potentielle lorsque l’on recherche un effet bronchodilatateur. Depuis qu’il a été montré un effet anti-inflammatoire via l’inhibition de la phosphodiestérase de type IV, un regain d’intérêt s’est fait jour. D’ailleurs, des travaux sont en cours pour trouver des théophyllines plus spécifiques de l’inhibition de la phosphodiesterase de type IV. Alors, bientôt de nouvelles théophyllines comme alternative à l’augmentation des doses de corticoïdes inhalés…

Noter cet article (sur 10)

0 vote
abonnés article professionnel asthme respirer soins

Envie de réagir?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.