Anticorps recombinant monoclonal humanisé anti-IL5 (Mepolizumab) dans le traitement de la dermatite atopique. : J. M. Oldhoff1, U. Darsow2, T. Werfel3, K. Katzer2, A. Wulf3, J. Laifaoui2, D. J. Hijnen1, S. Plötz2, E. F. Knol1, A. Kapp3, C. A. F. M. Bruijnzeel-Koomen1, J. Ring2, M. S. de Bruin-Weller1
1Department of Dermatology and Allergology, University Medical Centre Utrecht, Utrecht, The Netherlands ; 2Department of Dermatology and Allergy, Technical University Munich, and Division of Environmental Dermatology and Allergy GSF/TUM, Munich, Germany ; 3Department of Dermatology and Allergology, Hannover Medical University, Hannover, Germany
dans Allergy 60 (5), 693-696.
– Introduction :
- Les éosinophiles pourraient jouer un rôle important dans la physiopathologie de la dermatite atopique.
- L’IL5 est essentielle à la croissance des éosinophiles, ainsi qu’à leur migration et leur différenciation.
- Un anticorps monoclonal contre l’IL5 humaine (Mepolizumab = M) a été développé pour le traitement des affections atopiques.
– Objectif de l’étude :
- Cette étude a été réalisée pour étudier les effets du M dans la dermatite atopique.
– Méthodologie :
- 2 doses uniques de M de 750 mg, données à une semaine d’intervalle, ont été étudiées chez des patients ayant une dermatite atopique (DA) modérée ou sévère, selon un protocole de randomisation en double aveugle contre placebo.
- Le succès thérapeutique a été défini comme le pourcentage de patients améliorés de façon significative à 2 semaines après évaluation selon la PGA (Physician’s global assessment of improvement).
- De plus, il a été pris également en compte le SCORAD, le score de prurit, le nombre des éosinophiles sanguins et les taux de chemokines sériques (TARC).
- Le propionate de fluticasone crème à 0.05% pouvait être utilisé si nécessaire par les patients comme traitement de recours au 16ème jour en l’absence d’amélioration.
– Résultats :
- 18 patients ont reçu du M et 22 patients un placebo.
- Le nombre des éosinophiles sanguins est significativement diminué dans le groupe traité de façon active par rapport au groupe placebo (p<0.05).
- Il n’y a pas eu d’amélioration clinique
- selon l’échelle d’évaluation PGA (p=0.115),
- ni par l’échelle du SCORAD (p=0.293),
- ni sur les scores d’évaluation du prurit
- ni sur les taux de chemokines dans le groupe traité et le groupe placebo.
- Cependant, une amélioration modeste (moins de 50% d’amélioration) évaluée par l’échelle PGA a été notée de façon significativement plus importante dans le groupe sous M par rapport au placebo (p<0.05).
– Conclusion :
- 2 doses de 750 mg de Mepozilumab n’entraînent pas d’amélioration clinique chez des patients ayant une dermatite atopique,
- malgré une diminution significative du taux des éosinophiles sanguins.
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