Mesure de la différence du potentiel nasal dans l’asthme léger. : Nancy C. Chung, MD ; Beate Illek, PhD ; Jonathan H. Widdicombe, DPhil and Horst Fischer, PhD * From the Department of Pediatric Critical Care (Dr. Chung), Children’s Hospital Oakland, Oakland ; Children’s Hospital Oakland Research Institute (Drs. Illek and Fischer), Oakland ; and the Department of Human Physiology (Dr. Widdicombe), University of California Davis, Davis, CA. dans Chest. 2003 ;123:1467-1471
– OBJECTIF. Déterminer si le transport ionique ou la fonction barrière de l’épithélium nasal sont altérés chez les asthmatiques.
– METHODES.
* Dans cette étude pilote, la différence de potentiel nasal (DPN) était mesurée à l’aide de la technique établie par Knowles et ses collègues. Un pont en agar servait de contact électrique avec le surface de l’épithélium nasal sur la longueur du plancher du nez. Ce pont avait pour référence une électrode cutanée afin de déterminer le DPN de l’épithélium nasal.
* Les modifications de DPN ont été mesurées pour l’amiloride, une solution de chlorure et cette même solution contenant de l’isoproterenol, comparativement chez des sujets sains et des sujets asthmatiques.
– POPULATION. Ces mesures ont été effectuées chez 8 adultes non asthmatiques et 6 adultes asthmatiques. Tous les asthmatiques souffraient d’un asthme intermittent léger.
– RESULTATS.
* Les mesures en continu du DPN étaient obtenues alors que la surface nasale était irriguée consécutivement avec une solution salée pure, une solution saline plus 100 µmol/l d’amiloride, une solution de chlorure plus amiloride et une solution de chlorure avec amiloride plus 10 µml/l d’iosproterenol (Bêta-adrénergique).
* Il n’y avait pas de différence dans les deux groupes, entre le DPN de base ou la modification de la réponse du DPN lors des irrigations.
– CONCLUSIONS.
* Nos résultats suggèrent que le transport ionique et la fonction barrière de la muqueuse nasale chez des patients atteints d’asthme léger sont normaux.
* De plus, ce qui contraste avec la mucoviscidose, les modifications dans le transport de l’eau et du sel au travers de l’épithélium respiratoire ne semble pas contribuer à l’accumulation des sécrétions muqueuses dans l’asthme.
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