La susceptibilité génétique à l’allergie alimentaire est liée à des réponses différentes TH1/TH2 chez des souris C3H/HeJ et BALB/c. : Morafo V, Srivastava K, Huang CK, Kleiner G, Lee SY, Sampson HA, Li AM. Department of Pediatrics, Mount Sinai School of Medicine, New York dans J Allergy Clin Immunol 2003 May ;111(5):1122-8
Bien que l’allergie alimentaire soit un problème sérieux de santé publique dans les pays de l’ouest, les facteurs qui influencent le développement de l’allergie alimentaire sont encore largement méconnus.
Un modèle murin approprié à l’allergie alimentaire pourrait être utile pour comprendre les mécanismes sous jacents entraînant le développement d’une allergie alimentaire chez l’homme.
– Objectif : Chercher à déterminer la susceptibilité de différentes lignées de souris vis à vis de l’allergie alimentaire.
– Méthodes :
* Des souris C3H/HeJ et BALB/c ont été sensibilisées aux protéines de lait de vache ou à l’arachide au moyen d’une administration intra gastrique, avec un adjuvant : la toxine cholérique.
* Les souris ont ensuite eu un test de provocation avec arachide ou protéine de lait de vache.
* Le taux des IgE spécifiques, les symptômes d’anaphylaxie, le taux d’histamine plasmatique, le profil cytokinique des 2 lignées ont été comparés.
– Résultats :
* Les taux d’IgE spécifiques au lait de vache ne sont élevés de façon significative que dans la lignée CH3/HeJ, 87% des souris ayant un choc anaphylactique accompagné d’une élévation significative du taux d’histamine plasmatique en réponse au test de provocation.
* Les souris BALB/c n’ont pas de réponse IgE spécifiques au lait de vache, ni de choc ni d’élévation significative du taux d’histamine avec le lait de vache.
* Après un test de provocation avec l’arachide, 100% des souris CHH/HeJ sensibilisées expriment des taux élevé d’IgE spécifiques à l’arachide, et des symptômes d’anaphylaxie.
* En contraste, aucune réaction d’hypersensibilité n’est observée chez les souris BALB/c malgré la présence d’un taux élevé d’IgE spécifiques à l’arachide.
* Les splénocytes des souris C3H/HeJ sensibilisés au lait de vache et à l’arachide expriment des taux élevés de façon significative d’IL4 et IL10, alors que les splénocytes des souris BALB /c expriment de façon significative des taux élevés d’IFN gamma.
– Conclusions : L’induction d’une allergie alimentaire chez les souris est dépendante de la lignée, avec les lignées C3H/HeKJ qui sont susceptibles à l’allergie alimentaire alors que les souris BALB/c sont résistantes. Cette susceptibilité dépendante des lignées pour l’allergie alimentaire s’associe à des réponses différentes sur le plan du rapport TH1 et TH2 après sensibilisation aux allergènes alimentaires par voie intra gastrique.
Envie de réagir?