Etude comparative entre IDR à différentes dilutions et prick-tests dans le diagnostic de la rhinite allergique. : Gungor A, Houser SM, Aquino BF, Akbar I, Moinuddin R, Mamikoglu B, Corey JP.
Section of Otolaryngology, Department of Surgery, Pritzker School of Medicine, University of Chicago, Chicago, IL 60637, USA
dans Ear Nose Throat J. 2004 Jan ;83(1):54-60.
Parmi les différentes techniques de tests cutanés, on distingue les IDR et les prick-tests. L’utilisation des IDR a été mise en question par certains auteurs, alors que de nombreuses études qui ont démontré la supériorité des pricks sont accusées d’avoir des biais.
– Objectif de l’étude : Les auteurs ont réalisé une étude pour comparer la validité des pricks et des IDR, et plus spécialement l’intérêt d’une titration des IDR dans le diagnostic de la rhinite allergique.
– Méthodologie :
- Un test de provocation nasal a été réalisé chez 22 sujets avant l’entrée dans l’étude.
- Une mesure rhino manométrique acoustique de la réponse nasale a été positive chez 34 patients et négative chez 28 patients.
- Tous les patients ont eu des tests cutanés en prick et en IDR à diverses concentrations.
– Résultats :
- Les prick tests sont plus sensibles (85.3 versus 79.4%) et plus spécifiques (78.6 versus 67.9%) que les IDR avec dilutions lors d’un dépistage allergique.
- La valeur prédictive des pricks est plus grande que celle des IDR avec dilutions (82.9 versus 75%) de même que la valeur prédictive négative (81.5 versus 73%).
Aucune de ces différences n’est cependant statistiquement significative. - En raison du peu de patients inclus, cette étude n’était pas suffisamment puissante pour mettre en évidence une différence significative.
– Conclusion :
- Ces résultats suggèrent que les résultats obtenus par des IDR avec diverses dilutions sont identiques à la réalisation de prick-tests en terme de sensibilité, spécificité et qu’à la fois les IDR et les pricks sont bien corrélés au test de provocation nasale dans l’allergie à l’ambroisie.
- Aussi le choix du type de tests a réaliser pour le praticien va-t-il dépendre de sa pratique, de ce qu’il attend : résultats quantitatifs ou qualitatifs, rapidité des résultats, du type de traitement envisagé (immunothérapie ou traitement symptomatique).
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