L’oxyde nitrique (NO) exhalé, plutôt que la fonction pulmonaire, distingue les enfants en maternelle avec un asthme probable. : L P Malmberg, A S Pelkonen, T Haahtela and M Turpeinen
Division of Allergy, Department of Medicine, Helsinki University Central Hospital, Helsinki, Finland dans Thorax 2003 ;58:494-499
– Introduction :
* la fonction respiratoire et l’inflammation des voies aériennes peuvent être évaluées les enfants en maternelle par des techniques spéciales, mais leur pouvoir relatif dans l’identification des jeunes enfants avec un asthme n’a pas été étudié.
* Cette étude a été entreprise afin de comparer la valeur du dosage du NO exhalé, la mesure de la fonction pulmonaire de base, et la réponse aux bronchodilatateurs dans l’identification des enfants présentant un asthme probable récemment détecté.
– Méthodes :
* 86 enfants en maternelle (âge ; 3,8-7,5 ans) avec des symptomes ou une histoire asthmatiques, et 62 enfants contrôles bien-portants non-atopiques d’âge similaire au premier groupe ont été étudiés.
* Le NO exhalé était mesuré par une technique standard lors d’une exhalation unique, la fonction pulmonaire de base, et la réponse aux bronchodilatateurs étaient mesurés par la technique « d’impulse oscillometry » (IOS).
– Résultats :
* les enfants présentant un asthme probable (n=21), caractérisé par des épisodes de sibilants récents récurrents, avaient
** une concentration moyenne du NO exhalé (erreur standard) significativement plus élevé que les sujets contrôles (22,1 (3,4) ppb vs. 5,3 (0,4) ppb ; différence moyenne 16,8 ppb, 95% d’intervalle de confiance : 12,0-21,5)
** et avaient aussi des résistances respiratoires de base plus élevées,
** une réactivité plus basse
** et des réponses aux bronchodilatateurs plus importantes exprimées par la modification des résistances après inhalation de salbutamol.
* Les enfants avec seulement une toux chronique (n=46) avaient aussi une concentration moyenne du NO exhalé significativement augmentée (9,2 (1,5) ppb ; différence moyenne 3,9 ppb, 95% IC : 0,8-7,0) mais leur fonction pulmonaire n’était pas significativement diminuée.
* Les enfants sous stéroides inhalés pour un asthme précédemment diagnostiqué (n=29) différaient des sujets contrôles seulement par leur fonction pulmonaire de base.
* L’analyse des courbes ROC (« receiver operating characteristic ») montraient que le dosage du NO exhalé avait le meilleur pouvoir discriminant des enfants présentant un asthme probable par rapport aux sujets contrôles sains, avec une sensibilité de 86% et une spécificité de 92% au point seuil (« cut off level ») d’une déviation standard au dessus de la valeur prédite.
– Conclusions : la mesure du NO exhalé est supérieure aux mesures de la fonction pulmonaire de base et de la réponse aux bronchodilatateurs dans l’identification des enfants en maternelle présentant un asthme probable. Ces résultats soulignent la présence d’une inflammation des voies aériennes dès les phases initiales de l’asthme, même chez le jeune enfant.
Envie de réagir?