Atopie de l’enfance, maladie allergique et réponses au test cutané à une mycobactérie de l’environnement en Crête rurale : Une étude en section croisée. : I. Bibakis*, C. Zekveld, I. Dimitroulis, A. Pedioti*, T. Gerakianaki*, S. Fanourgiaki*, I. Kokiadi*, V. Iliakou-Bibakis*, A. J. Newman Taylor, C. A. Stanford, J. L. Stanford and P. Cullinan*Anti-Tuberculosis Unit, Venizalion Hospital, Heraklion, Crete, Department of Occupational and Environmental Medicine, Imperial (NHLI), London, UK and Centre for Infectious Diseases and International Health, Windeyer Institute of Medical Sciences, University College, London, UK
*Anti-Tuberculosis Unit, Venizalion Hospital, Heraklion, Crete, Department of Occupational and Environmental Medicine, Imperial (NHLI), London, UK and Centre for Infectious Diseases and International Health, Windeyer Institute of Medical Sciences, University College, London, UK
dans Clinical & Experimental Allergy 35 (5), 624-629.
– Contexte :
- A travers ses puissants effets immunorégulateurs, l’infection à une mycobactérie atypique peut exercer un effet protecteur sur le développement de la maladie allergique de l’enfant.
– Objectif :
- Etudier les relations entre l’atopie de l’enfant ou la maladie allergique et une infection antérieure à 4 espèces de mycobactéries atypiques.
– Méthodes :
- 806 enfants de Crête rurale, âgés de 8 à 18 ans, dont la plupart avaient été vaccinés par le BCG, ont subi des tests cutanés à 10 aéroallergènes.
- Leurs parents ont complété un questionnaire sur les maladies allergiques.
- Pas moins de 8 semaines après, chaque enfant a été testé en IDR avec 0.1 ml d’une solution de 4 agents mycobactériens :
- Aviumin C
- Gordonin
- Chelonin
- Ranin I
– Résultats :
- Parmi les enfants, 23% étaient atopiques selon leurs résultats de tests cutanés.
- Beaucoup moins avaient des symptômes d’asthme (5%)
- Encore moins une pollinose en rapport avec des tests positifs pour les pollens (2%).
- 80% des enfants avaient une réponse positive à une ou plusieurs mycobactéries.
- Parmi tous les enfants, et ceux avec une cicatrice du BCG, il n’y avait pas d’association entre l’atopie ou les symptômes allergiques et les réponses aux tests pour les mycobactéries.
- Pour les rares enfants sans cicatrice de BCG, ceux qui présentaient une réponse positive aux mycobactéries étaient moins souvent atopiques ou allergiques ; ces différences n’étaient pas statistiquement significatives.
– Conclusions :
- Nos résultats, dans une population d’enfants immunisés par le BCG, n’apportent pas de support à l’hypothèse qu’une infection à mycobactérie atypique ait un effet protecteur vis-à-vis des maladies allergiques de l’enfant.
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