Valeur des tests cutanés pour prédire la réponse nasale au test de provocation par l’Alternaria. : Krouse JH, Shah AG, Kerswill K.
Department of Otolaryngology, Wayne State University, Detroit, MI 48201, USA. jkrouse@med.wayne.edu
dans Laryngoscope. 2004 Aug ;114(8):1389-93
– Objectif de l’étude : Examiner l’efficacité des tests cutanés, prick-tests et IDR, comme moyen prédictif de la réponse nasale au test de provocation par l’Alternaria.
– Méthode :
- Il s’agit d’une étude prospective.
- Les patients ont été testés avec une méthode par multi-tests épicutanés.
- Les patients ayant une réponse négative ont alors été testés en IDR avec une concentration en poids/volume de 1/500 d’Alternaria.
- Il y a eu une évaluation initiale par rhinomanométrie acoustique puis un test de provocation avec de l’Alternaria à différentes concentrations.
- Un score des symptômes ainsi qu’une évaluation par échelle analogique, ont été réalisés lors de chaque test de provocation nasale, à chaque concentration.
– Résultats :
- Les sensibilité et spécificité des tests multi allergéniques par prick-tests dans la prédiction de la réponse nasale aux tests de provocation sont faibles : respectivement 42 et 44%.
- La réalisation d’IDR augmente de façon modeste les résultats de la sensibilité seulement à 58%.
- Une analyse statistique démontre que les patients ayant des tests cutanés positifs à l’Alternaria n’ont pas une réduction significative du score nasal lors des tests de provocation à l’Alternaria par rhinomanométrie, ou sur les 2 scores cliniques.
– Conclusion :
- Les tests cutanés avec prick ou IDR ne sont pas une technique efficace et suffisante pour évaluer la réactivité nasale à l’Alternaria.
- Ces résultats suggèrent que les allergies aux moisissures pourraient impliquer des mécanismes immuns plus complexes qu’une simple réponse à IgE avec seulement une réponse de type hypersensibilité immédiate.
- Une méthode alternative est nécessaire pour évaluer l’allergie aux moisissures.
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