Sifflements, allergie et infection parasitaire chez les enfants dans l’Éthiopie urbaine et rurale. : Dagoye D, Bekele Z, Woldemichael K, Nida H, Yimam M, Hall A, Venn AJ, Britton JR, Hubbard R, Lewis SA. Senior Lecturer in Medical Statistics, Division of Respiratory Medicine, Clinical Sciences Building, City Hospital, Hucknall Road, Nottingham NG5 1PB, UK. Sarah.Lewis@nottingham.ac.uk dans Am J Respir Crit Care Med 2003 May 15 ;167(10):1369-73
Les études épidémiologiques dans les pays développées suggèrent que les infections parasitaires pourraient réduire les risques d’asthme.
Parce que ces études sont toujours réalisées chez des adultes et des enfants grands, les auteurs ont étudié la relation entre les infections parasitaires, le sifflement bronchique et la sensibilisation cutanée aux allergènes chez des enfants nouveaux nés dans une étude cas contrôle provenant d’un suivi de cohorte de 7155 enfants âgés de 1 à 4 ans et vivant dans des régions urbaines et rurales de Jimma en Ethiopie.
Les infections parasitaires sont fréquentes essentiellement les trichinoses (54%), ascaridioses (38%) et ankylostomiases (10%).
Les sifflements dans l’année écoulée sont significativement plus fréquents chez les enfants des villes (4.4%) par rapport aux enfants des campagnes (2%), et sont moins fréquents chez ceux qui sont infectés par les ascaris (odd ratio ajusté sur le sexe, l’age et le mode d’habitation urbain/rural : 0.5 avec IC95% : 0.3-0.9) particulièrement en relation avec l’importance de l’infestation.
De façon similaire, bien que non significative, une association est trouvée pour l’ankylostomiase (odd ratio ajusté : 0 .6 avec IC95% : 0.2-0.8) mais il n’y a par contre pas de relation avec la trichinose.
Les sensibilisations cutanées à l’acarien D pteronyssinus et à la blatte germanique sont plus fréquentes chez les enfants vivants à la campagne par rapport aux enfants des villes, et il n’y a pas de lien avec les sifflements bronchiques.
– Conclusion : Les auteurs concluent que l’ascaridiose et probablement l’ankylostomiase protègent le jeune enfant éthiopien des sifflements bronchiques, et que cet effet n’est pas lié à une inhibition de la sensibilisation aux allergènes.
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