20 mai 2003 ·  · 2187 lectures

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La détermination de la prévalence de l’asthme repose sur des critères différents dans les études cliniques. Certaines incluent la déclaration de l’asthme, par l’interrogatoire des parents, comme un indicateur de prévalence. Mais ce critère est-il vraiment fiable ?

Votre enfant a-t-il de l’asthme ? : Eric M. Roberts, MD, PhD Arch Pediatr Adolesc Med. 2003 ;157:449-455.

 Objectif. Déterminer la déclaration par les parents du diagnostic d’asthme, dans les études de surveillance, comme indicateur de prévalence de l’asthme pédiatrique.

 Méthodes. Analyse du panel de surveillance des coûts médicaux, en 1996 et 1997, chez 10404 enfants âgés de 0 à 17 ans. Toutes les valeurs sont exprimées comme une moyenne (SE).

 Résultats.
* Les médicaments de l’asthme étaient achetés pour 2.5% (0.2%) des enfants.
* Les parents de 45.4% (4%) de ces enfants ne rapportaient pas d’asthme, parmi lesquels 41.3% (10.5%) de ceux qui avaient un traitement de fond.
* Ces résultats étaient inchangés quand les très jeunes enfants étaient exclus de l’analyse.
* Aucune disparité raciale, ethnique ou socioéconomique dans l’asthme déclaré n’a été trouvé ; cependant, les enfants de milieu pauvre avaient davantage de médicaments de fond achetés (odds ratio : 4.9 ; intervalle de confiance à 95% :2.3-10.4).

 Conclusions.
* La surveillance de la déclaration d’asthme par les parents fait l’impasse sur beaucoup d’enfants avec une maladie active.
* Tenir compte du rapport des parents peut sous-estimer la prévalence de l’asthme chez les enfants de milieu pauvre.
* Les parents dans cette étude qui ne déclaraient pas l’asthme peuvent représenter un sous-groupe qui perçoit la maladie de leurs enfants comme un problème moins important malgré l’achat de médicaments.


Le mot de l'allergo

Il apparaît donc que les parents d’enfants asthmatiques sous-déclarent le diagnostic de la maladie dans les enquêtes, dans des proportions importantes, malgré le fait qu’ils achètent régulièrement des médicaments anti-asthmatiques.

Cette donnée est particulièrement fréquente dans les familles pauvres.

Ceci peut témoigner d’un manque de perception de l’importance ou de la gravité de la maladie, ce qui est peut-être un facteur de morbidité plus importante dans ces familles.

Il serait intéressant dans cette optique d’étudier les critères de gravité de la maladie en les comparant à la fréquence de déclaration de la maladie, pour voir s’il y a une relation de cause à effet.

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