Le test de provocation allergénique entraîne une inflammation des sinus maxillaires. : Baroody FM, Mucha SM, Detineo M, Naclerio RM.
Section of Otolaryngology–Head and Neck Surgery, the Pritzker School of Medicine, the University of Chicago, Chicago, Ill
dans J Allergy Clin Immunol. 2008 Mar 24
– Contexte
- La rhinite allergique et la rhinosinusite chronique sont caractérisées toutes les deux par une inflammation chronique.
– Objectif
- Etudier l’effet du test de provocation nasal allergénique sur les sinus maxillaires et l’effet de la prémédication par la loratadine.
– Méthodes
- Les auteurs ont effectué une étude en double-aveugle, cross-over, randomisée, contrôlée contre placebo, chez 20 sujets allergiques en dehors de la saison allergique
- Après traitement par placebo ou loratidine (10 mg per os par jour) pendant une semaine, un cathéter était inséré dans un sinus maxillaire pour faire un lavage de la cavité
- Les sujets avaient alors un test de provocation nasal avec le diluant de l’extrait allergénique, suivi par trois concentrations de graminées ou de ragweed
- Un lavage nasal et de la cavité sinusienne homolatérale était effectué après chaque test de provocation, toutes les heures pendant huit heures
- Les éternuements et les symptômes étaient recueillis, et les lavages étaient évalués vis-à-vis des éosinophiles et des niveaux de protéine cationique éosinophile, d’albumine et d’histamine
- 11 sujets ont eu un même test de provocation avec une solution de Ringer
– Résultats
- Comparés au test de provocation avec la solution de Ringer, les tests allergéniques s’accompagnaient d’une augmentation significative de la plupart des paramètres nasaux précoces et retardés
- Le test de provocation nasal conduisait dans les sinus maxillaires, par rapport aux contrôles, à une augmentation significative du taux d’éosinophiles, ainsi que de l’’albumine, de la protéine cationique éosinophile et de l’histamine pendant la phase tardive
- La loratadine s’accompagnait d’une inhibition significative de la réponse nasale précoce, comparativement au placebo (p<0.05).
– Conclusion
- Ces résultats suggèrent qu’un réflexe neurologique ou une inflammation allergique systémique sont responsables de la réponse inflammatoire des sinus, et que cette réponse inflammatoire peut jouer un rôle dans le développement de la rhinosinusite chez les sujets allergiques.
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