Ambulatorio di Allergologia, Clinica San Carlo, Paderno Dugnano (MI), Italy
dans Clinical & Experimental Allergy 35 (6), 713-716
– Contexte
- Dans la pratique clinique, les patients ayant une histoire d’urticaire aiguë induite par un AINS et consultant pour un traitement alternatif sans danger subissent généralement des tests de tolérance avec des AINS ayant une faible ou nulle activité enzymatique COX-1.
- Cette pratique ne permet pas la détection d’une réaction à l’AINS et peut conduire à l’éviction inadéquate de nombreux AINS potentiellement utiles.
– Objectifs
- Évaluer le test de provocation à l’aspirine comme méthode discriminant une intolérance simple ou multiple aux AINS chez des patients ayant une histoire clinique d’urticaire aigue induite par un AINS
– Méthode
- 117 sujets ayant une histoire d’urticaire aiguë suivant l’ingestion d’un AINS : pyrazolones (n=58), nimésulide (n=17), dérivés de l’acide propionique (n=13), dérivé de l’acide aryl-acétique(n=14) de l’acétaminophène (n=9) du piroxicam(n=5) et de l’indométacine(n=1) eurent un test de provocation contre placebo en simple aveugle avec l’aspirine.
- Les sujets intolérants à l’aspirine subirent des tests de tolérance avec des substances exerçant une activité faible ou nulle sur l’enzyme cox1 (incluant paracétamol, nimésulide, rofécoxib, tramadol, floctafénine).
– Résultat
- L’aspirine à induit une urticaire chez 28/117 (24%) patients.
- 5 sur les 28 (18%) des réactifs à l’aspirine n’ont pas toléré des AINS de substitution lors du challenge oral suivant.
– Conclusion
- Chez les sujets ayant une histoire d’urticaire induit par un seul AINS autre que l’aspirine, le diagnostic devrait commencer par un challenge à l’aspirine pour détecter une intolérance isolée ou multiple aux AINS.
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