La réponse thérapeutique au salbutamol chez le nourrisson n’est pas liée à la survenue d’un asthme ultérieur. : Mari K. Hyvärinen, MD 1, Anne Kotaniemi-Syrjänen, MD 1, Tiina M. Reijonen, MD 1, Kaj Korhonen, MD 1, Vesa Kiviniemi, PhD 2, Matti Korppi, MD 1 *
1Department of Pediatrics, Kuopio University Hospital, Kuopio, Finland
2Information Technology Center, University of Kuopio, Kuopio, Finland
dans Pediatric Pulmonology
Volume 41, Issue 5 , Pages 420 - 427
– Introduction :
- La réponse aux bronchodilatateurs adrénergiques chez le nourrisson ou le jeune enfant siffleur est considérée comme prédictive de la survenue d’un asthme ultérieur chez la plupart des médecins.
– Objectifs :
- comparer des nourrissons siffleurs répondeurs ou non répondeurs aux β2-adrénergiques (salbutamol ou adrénaline) et analyser en fonction de ce critère leur évolution vers un asthme ou non.
– Méthodes
- 100 nourrissons de moins de 2 ans ayant un épisode aigu de sibilants ont été randomisés pour recevoir un traitement inhalé soit par adrénaline ou placebo, soit par salbutamol ou placebo.
- La réponse au traitement était évaluée cliniquement par un score de détresse respiratoire, la fréquence respiratoire, la fréquence cardiaque et la SpO2.
- Le suivi s’est déroulé au cours de 3 visites à l’âge médian de 4 ; 7.2 et 12.3 ans, au cours desquelles le statut asthmatique a été évalué.
– Résultats
- La réponse aux bronchodilatateurs, évaluée sur la fréquence respiratoire et le score clinique, est identique dans le groupe des futurs asthmatiques et dans celui des futurs non asthmatiques
- La SpO2% après salbutamol inhalé est significativement plus élevée chez les nourrissons qui deviennent asthmatiques aux trois visites de suivi que ceux qui n’ont pas d’asthme (92.67%, intervalle de confiance (IC)91.39-93.96).
- A l’inverse, la SpO2% après adrénaline ou placebo est significativement plus basse chez les nourrissons futurs asthmatiques que chez ceux qui ne le seront pas : respectivement, 91.97% (IC : 90.74-93,19) vs. 93.04% IC (92.29-93.79) et 91.38% (IC : 90.49-92.28) vs. 93.12% IC (92.60-93.65).
– Conclusion
- Cette étude ne permet pas de démontrer qu’une réponse aux bronchodilatateurs adrénergiques, lorsqu’on est un nourrisson siffleur, est un facteur prédictif de devenir asthmatique.
- Des études complémentaires sont nécessaires.
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