Inflammation des voies respiratoires dans l’asthme déclenché lors des orages. : P. A. B. Wark*, J. Simpson, M. J. Hensley and P. G. Gibson *Respiratory Cell and Molecular Biology, Research Division, Southampton General Hospital, Southampton, UK,Airways Research Centre John Hunter Hospital andFaculty of Medicine and Health Sciences, University of Newcastle, Australia dans Clinical & Experimental Allergy 32 (12), 1750-1756
– INTRODUCTION : Les données épidémiologiques internationales sont en faveur de l’association crise d’asthme et orage, cependant l’inflammation des voies respiratoires lors de ces accès n’a jamais été caractérisée. Le but de l’étude est de caractériser l’inflammation des voies respiratoires dans l’asthme lors des orages.
– METHODES :
* Les cas ont été recrutés aux urgences, il s’agissait de crises d’asthme faisant suite immédiate à un orage (n=6).
* Ces patients étaient comparés à un groupe contrôle : asthmatiques atopiques reçus aux urgences pour crise d’asthme antérieurement à l’orage (n=12) et un second groupe d’asthmatiques n’ayant jamais reçu de corticostéroïdes qui s’étaient présentés aux urgences dans les 12 mois antérieurs (n=6).
* Les sujets subissaient spirométrie, analyse de crachat et tests cutanés et étaient revus en contrôle 4 semaines plus tard.
– RESULTATS :
* Les cas « orage » ont plus volontiers des antécédents de rhume des foins et d’allergie aux pollens de graminées et sont moins souvent sous corticostéroïdes inhalés avant l’arrivée aux urgences.
* Les cas « orage » et ceux des groupes de contrôle ont un degré similaire, modéré à sévère, d’obstruction bronchique.
* Les cas « orage » ont une élévation des éosinophiles dans l’expectoration (14,8% du nombre total des cellules) comparée à celle des groupes contrôle (1%, 2,6%, P<0,01).
* Les cas « orage » présentent un plus fort taux d’ECP (eosinophil cationic protein) (11686 ng/ML) comparés aux contrôles (1883, 3300, P=0,02).
* Les cas « orage » ont plus de cellules positives pour l’IL-5 (30%) comparés aux contrôles (1, 1,5%, P=0,02).
* En ajustant à l’utilisation de corticostéroïdes inhalés, les cas « orage » ont un rapport de risque pour les taux élevés des éosinophiles des crachats de 2,4.
– CONCLUSION :
* L’asthme lors des orages présente une inflammation bronchique caractérisée par la présence d’éosinophiles dans les crachats répondant à l’IL-5, et, par la dégranulation de ces éosinophiles.
* Ces résultats sont pertinents avec l’exposition allergénique comme cause de l’exacerbation, et, sont aussi pertinents avec l’existence d’un pic de pollinisation des graminées induit par l’orage en tant que cause de l’asthme induit par les orages.
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