Tabagisme passif : un facteur de risque de bronchite chronique et d’asthme chez les adultes ? : Katja Radon, PhD ; Kerstin Büsching ; Joachim Heinrich, PhD ; H.-E. Wichmann, PhD ; Rudolf A. Jörres, PhD ; Helgo Magnussen, PhD and Dennis Nowak, PhD dans Chest. 2002 ;122:1086-1090
Les effets du tabagisme passif sur l’appareil respiratoire sont encore débattus. Les auteurs ont donc étudier ce risque chez des adultes germaniques faisant partie de la cohorte : European Community Respiratory health Survey.
– Méthodes : Les données d’un questionnaire issu d’un échantillon de population ont été étudiées (n=1890). Des études de régression logistique ont été réalisées pour les manifestations d’asthme actuel (symptômes d’asthme ou traitement spécifique), de bronchite chronique (toux et expectoration 3 mois par an), et de sifflements bronchiques, les variables indépendantes étant : les antécédents rapportés d’un tabagisme passif à la maison et au travail, après ajustement : à la ville, l’âge, le sexe, le tabagisme actif, les conditions socio-économiques ainsi que l’exposition professionnelle aux poussières et/ou au gaz.
– Résultats :
*les chances relatives d’avoir une bronchite chronique sont significativement plus élevés chez les patients ayant été exposé au tabagisme passif sur leur lieu de travail (odd ratio : 1,9, intervalle de confiance de 95% : 1,16 à 3,11).
*De même, le odd ratio ajusté pour l’asthme est légèrement élevé : OR =1,51, intervalle de confiance de 95% : 0,99 - 2,32).
*Le risque de bronchite chronique (OR : 3,07, IC de 95% : 1,56-6,06), d’asthme (OR : 2,06, CI 95% : 1,07-3,97%) et de sifflements (OR : 2,12 ; CI n95% : 1,25-3,58) augmente significativement avec une durée d’exposition quotidienne de plus de 8 heures.
– Conclusion : Le contrôle de l’exposition au tabagisme passif sur le lieu de travail devrait réduire les risques d’affection respiratoires, indépendamment de l’exposition aux autres contaminants atmosphériques.
Envie de réagir?