17 septembre 2002 ·  · 2705 lectures

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L’impact réel du tabagisme passif chez le non fumeur est un débat passionnel qui n’est pas encore réglé, opposant fumeurs et non fumeurs de façon parfois violente. Cet article apporte des arguments à la cause des non fumeurs…

Tabagisme passif : un facteur de risque de bronchite chronique et d’asthme chez les adultes ? : Katja Radon, PhD ; Kerstin Büsching ; Joachim Heinrich, PhD ; H.-E. Wichmann, PhD ; Rudolf A. Jörres, PhD ; Helgo Magnussen, PhD and Dennis Nowak, PhD dans Chest. 2002 ;122:1086-1090

Les effets du tabagisme passif sur l’appareil respiratoire sont encore débattus. Les auteurs ont donc étudier ce risque chez des adultes germaniques faisant partie de la cohorte : European Community Respiratory health Survey.

 Méthodes : Les données d’un questionnaire issu d’un échantillon de population ont été étudiées (n=1890). Des études de régression logistique ont été réalisées pour les manifestations d’asthme actuel (symptômes d’asthme ou traitement spécifique), de bronchite chronique (toux et expectoration 3 mois par an), et de sifflements bronchiques, les variables indépendantes étant : les antécédents rapportés d’un tabagisme passif à la maison et au travail, après ajustement : à la ville, l’âge, le sexe, le tabagisme actif, les conditions socio-économiques ainsi que l’exposition professionnelle aux poussières et/ou au gaz.

 Résultats :
*les chances relatives d’avoir une bronchite chronique sont significativement plus élevés chez les patients ayant été exposé au tabagisme passif sur leur lieu de travail (odd ratio : 1,9, intervalle de confiance de 95% : 1,16 à 3,11).
*De même, le odd ratio ajusté pour l’asthme est légèrement élevé : OR =1,51, intervalle de confiance de 95% : 0,99 - 2,32).
*Le risque de bronchite chronique (OR : 3,07, IC de 95% : 1,56-6,06), d’asthme (OR : 2,06, CI 95% : 1,07-3,97%) et de sifflements (OR : 2,12 ; CI n95% : 1,25-3,58) augmente significativement avec une durée d’exposition quotidienne de plus de 8 heures.

 Conclusion : Le contrôle de l’exposition au tabagisme passif sur le lieu de travail devrait réduire les risques d’affection respiratoires, indépendamment de l’exposition aux autres contaminants atmosphériques.


Le mot de l'allergo

L’exposition au tabagisme passif n’est pas vraiment documentée : il n’y a aucune mesure objective sur l’importance réel de « l’enfumement ».

Il faut cependant prendre acte de ces résultats qui devrait être comparé aux effets des autres polluants pour apprécier réellement l’impact de ce tabagisme passif.

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