Exposition au chat ou au chien, allergies et éducation parentale. : Christian Joachim Apfelbacher 1,2,3 , Markus Ollert 1,4 , Johannes Ring 1 , Heidrun Behrendt 4 and Ursula Krämer 5
1 Department of Dermatology and Allergy Biederstein, Technische Universität München, Munich, Germany , 2 Division of Public Health and Primary Care, Brighton and Sussex Medical School, Falmer, UK , 3 Department of Clinical Social Medicine, University Hospital Heidelberg, Heidelberg, Germany , 4 Division of Environmental Dermatology & Allergy GSF/TUM, Munich, Germany , 5 Institut für Umweltmedizinische Forschung at the Heinrich-Heine-University Düsseldorf, Düsseldorf, Germany
dans Pediatric Allergy and Immunology
Volume 21 Issue 2p1, Pages 284 - 29
– Contexte :
- L’homogénéité de l’association entre l’exposition aux animaux et l’allergie/l’atopie à travers les couches sociales n’a pas encore été étudiée.
– Objectif :
- Le but de cette étude était d’estimer l’association entre l’exposition aux animaux (chat, chien) et l’allergie/l’atopie chez des enfants âgés de 6 ans, stratifiés selon le niveau de scolarité des parents.
– Méthodes :
- Un total de 30794 enfants âgés de 6 ans a participé à des études transversales entre 1991 et 2000 en Allemagne.
- Une IgE réactivité aux aéroallergènes communs et les symptômes ainsi que le diagnostic de maladies atopiques (asthme, eczéma, rhume des foins) constituaient les variables dépendantes.
- L’exposition à un chien ou à un chat représentait les variables indépendantes.
- La régression logistique a été utilisée pour ajuster les facteurs confondants.
- Les analyses ont été stratifiées en fonction de l’éducation parentale.
– Résultats :
- Les prévalences du rhume des foins, de l’eczéma et de l’IgE réactivité aux pollens et aux acariens augmentaient, tandis que la prévalence de l’exposition au chien et au chat diminuait avec le niveau de scolarité des parents.
- Globalement les associations positives significatives entre l’exposition au chat et la sensibilisation au chat (interaction significative) et entre l’exposition au chien et les sifflements thoraciques restaient significatives pour la strate la plus haute et la strate moyen/haut d’éducation, respectivement.
- Globalement une association inverse significative entre l’exposition au chat et le rhume des foins restait importante dans la plus haute strate éducative seulement.
- L’association inverse entre l’exposition au chien et l’eczéma est globalement significative, mais pas strate par strate.
– Conclusions :
- Lors de l’estimation des associations entre l’exposition aux animaux et l’allergie/l’atopie chez les enfants, les modifications de l’effet du fait du statut social doit être envisagé.
- L’exposition au chat semble augmenter les risques de sensibilisation au chat uniquement chez les enfants dont les parents ont un niveau éducatif élevé.
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