Les effets des allergènes de l’air extérieur sur les sujets atopiques et non atopiques ayant une maladie respiratoire : Burney PG, Newson RB, Burrows MS, Wheeler DM.
Respiratory Epidemiology and Public Health, National Heart and Lung Institute, Imperial College, London, UK.
dans Allergy. 2008 May ;63(5):542-6.
– Contexte :
- Si les effets des allergènes aériens peuvent être spectaculaires, les rapports entre pollution de l’air et exacerbations asthmatiques ont été inconsistants jusqu’ici.
- On ne sait pas, en l’absence de généralisation des tests de recherche des allergènes dans l’air, jusqu’où l’allergène est responsable d’exacerbations non épidémiques de la maladie.
– Méthodes :
- Deux cent soixante dix sept patients utilisant des bronchodilatateurs, âgés de 18 à 64 ans, fréquentant un centre médical londonien, ont fourni des échantillons sanguins et ont été priés de signaler tout évènement respiratoire aigu dans le mois suivant.
- Un échantillonneur à haut volume sur le toit du centre médical a permis le recueil de petites particules d’un diamètre aérodynamique moyen < 10 micron (PM10).
- La capacité des particules aériennes de lier les IgE des patients a été comparée pour des particules recueillies le week-end précédent une exacerbation signalée avec des particules recueillies le week-end, 2 semaines avant ou après celle-ci.
– Résultats :
- Les exacerbations étaient associées avec une augmentation de 25% de la liaison IgE aux particules collectées le week-end précédent comparativement aux week-ends contrôles (intervalle de confiance 95% : 10-43% ; P = 0.00089).
- Cette augmentation n’était pas plus élevée chez les patients ayant des tests cutanés positifs ou chez ceux qui étaient sensibilisés aux pollens de graminées ou d’arbres.
– Conclusions :
- L’allergène aérien est une cause importante d’exacerbation même chez les patients ayant un asthme « intrinsèque ».
- Il est important d’identifier les allergènes responsables, certains pouvant être contrôlables.
- A la lumière de ces résultats, l’interprétation d’une association entre exacerbations asthmatiques et autres polluants de l’air s’avère difficile.
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