Dans les tests de réintroduction de l’arachide en double aveugle contre placébo, la dose réactogène diminue lorsque l’âge augmente ainsi qu’avec les taux d’IgE spécifiques chez les enfants et les jeunes adultes. : Tjitske van der Zee, Anthony Dubois, Marjan Kerkhof, Sicco van der Heide, Berber Vlieg-Boerstra
dans The Journal of Allergy and Clinical Immunology - 01 September 2011 (10.1016/j.jaci.2011.07.050)
– Contexte :
- Plusieurs facteurs de risque de réaction anaphylactique sévère liée à l’alimentation sont connus, dans la vie quotidienne.
- Toutefois à ce jour, il n’est pas possible de prédire pour les patients la sévérité des réactions allergiques alimentaires de manière précise.
- Certaines études montrent que des antécédents de réactions sévères sont associés à une dose réactogène faible, dans les tests de réintroduction par voie orale en double aveugle contre placébo (DBPCFC).
- Par conséquent la dose réactogène a été utilisée dans cette étude comme élément de mesure de sensibilité clinique.
– Objectifs :
- Il s’agissait d’étudier si les facteurs de risque de réaction allergique sévère alimentaire dans la vie quotidienne, tels que l’âge, le degré de sensibilisation, la coexistence d’autres pathologies atopiques, influent sur la dose réactogène dans les DBPCFC chez des enfants allergiques à l’arachide.
– Méthodes :
- Les données étudiées proviennent d’enfants ayant eu des réactions cliniques avec l’arachide au cours de DBPCFC au Centre Universitaire Médical de Groningen entre 2001 et 2009.
- Un modèle de régression de Cox a été utilisé pour analyser l’association des déterminants avec la dose réactogène.
– Résultats :
- Cent-vingt-six DBPCFC positifs à l’arachide ont été analysés.
- Un âge supérieur à 10 ans, un niveau d’IgE spécifique au dessus du tertile inférieur (5,6 kU/l), et l’absence de dermatite atopique ont été associés à des réactions à des doses moindres : les ratios des items présents par rapports aux items absents étant, respectivement 1,89 (IC 95% 1,28-2,81 ; p=0,001), 2,03 (IC 95% 1,37-3,00 ; p=0,0001) et 0,45 (IC 95% 0,29-0,71 ; p=0,001).
- Aucune association significative avec la dose réactogène n’a été retrouvée pour le sexe, la présence d’asthme ou de rhinite, et l’histoire clinique de réaction alimentaire sévère.
– Conclusion :
- En utilisant la dose réactogène comme une mesure de la sensibilité clinique, une plus grande sensibilité clinique dans les DBPCFC à l’arachide a été associée avec l’âge, un niveau supérieur d’IgE spécifiques et l’absence de dermatite atopique.
- Ces données pourraient expliquer pourquoi les adolescents présentent dans la vie quotidienne plus souvent des réactions allergiques graves à l’arachide que les jeunes enfants.
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