Fréquence et possibilité de prévention des réactions adverses médicamenteuses chez l’enfant. : Temple ME, Robinson RF, Miller JC, Hayes JR, Nahata MC.
Colleges of Pharmacy and Medicine and Public Health, The Ohio State Universty Department of Pharmacy, Children’s Hospital, Columbus, Ohio, USA.
dans Drug Saf. 2004 ;27(11):819-29
– OBJECTIF
- Evaluer la fréquence, la sévérité et les possibilités de prévention des réactions adverses médicamenteuses (RAMs) chez l’enfant sur une période de 6 ans du premier janvier 1994 au 31 décembre 1999.
– METHODE
- Les données démographiques des patients, les allergies documentées, les médicaments suspectés, la classification des médicaments selon le formulaire des hôpitaux américains et la posologie ont été collectés rétrospectivement à partir des RAMs rapportés dans le cadre du programme de pharmacovigilance hospitalière.
- Les RAMs étaient classées en fonction de la sévérité, de la possibilité de prévention et de la causalité.
- L’analyse a été conduite à l’aide du test du Chi 2 et du test de Mann-Whitney.
– RESULTATS
- Sur la période de 6 ans, 565 RAMs ont été rapportés ce qui correspond à 0,85 RAMs pour 100 admissions.
- L’âge moyen des patients était de 9,6 ans.
- Aucun élément en faveur d’une allergie n’a été documenté dans 87,4% des cas, bien que 2,8% de ces patients avaient une allergie documentée au médicament suspecté.
- Les opiacés (n=65, 11,5%), les anticonvulsivants (n=67, 11,9%) et les antibiotiques (n=149, 26,4%) étaient les classes médicamenteuses les plus souvent impliquées.
- Dans plus 50% des cas les RAMs rapportés intervenaient dans le cadre interventionnel et/ou d’un traitement temporaire de la douleur et parmi ceux-ci, 73% requéraient un traitement médicamenteux.
- La causalité était classé comme « déterminée » (44,1%), « probable » (49,9%) ou « possible » (6,0%).
- Parmi les RAMs rapportés, 20,7% étaient prévisibles.
– CONCLUSIONS
- Les RAMs résultaient dans le cadre interventionnel ou dans le cadre du traitement de la douleur chez plus de 50% des patients.
- L’incidence des RAMs prévisibles est similaire à ce que l’on peut trouver dans la littérature concernant l’adulte.
- Les RAMs dus à un seul médicament ne représentent pas plus de 5% des cas.
- Les opiacés, les anticonvulsivants et les antibiotiques étaient les médicaments les plus souvent impliqués dans les RAMs.
- Ainsi, les stratégies visant ces classes médicamenteuses et les interventions lors de la prescription et de l’administration du médicament peuvent réduire le nombre de RAMs et probablement de coûts associés.
- Quoiqu’on ne puisse entièrement éliminer les RAMs prévisibles, le but devrait être d’augmenter la prise de conscience des RAMs et d’encourager leur détection précoce de façon à réduire au minimum la gêne pour le patient.
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