Traitement du reflux gastro-oesophagien dans le cadre de l’asthme chez des enfants et des adultes (Revue Cochrane). : Gibson PG, Henry RL, Coughlan JL. Department of Respiratory and Sleep Medicine, John Hunter Hospital, Locked Bag 1, Hunter Mail Centre, NSW, AUSTRALIA, 2310. mdpgg@mail.newcastle.edu.au dans Cochrane Database Syst Rev. 2003 ;(2):CD001496
– CONTEXTE.
* Asthme et reflux gastro-oesophagien (RGO) sont deux pathologies qui co-existent fréquemment.
* Des études ont montré des résultats contradictoires concernant l’effet de l’acidité au niveau du bas œsophage sur le déclenchement de l’asthme.
* De plus, l’asthme pourrait accentuer le RGO.
* L’association dans le temps de ces deux pathologies n’a pas établi que le RGO à un rôle déclenchant dans l’asthme.
* Des essais randomisés concernant nombre de traitements du RGO dans l’asthme ont été conduits afin de déterminer si le traitement du RGO améliore l’asthme.
– OBJECTIFS. L’objectif de cette revue était d’évaluer l’efficacité des traitements du RGO en terme de bénéfice pour l’asthme.
– STRATEGIE DE LA RECHERCHE. Notre recherche s’est faite à partir du registre Cochrane des essais concernant les voies respiratoires, les articles de revues et les articles de listes de références.
– CRITERE DE SELECTION. Les essais contrôlés randomisés concernant le traitement du RGO chez des enfants et des adultes ayant fait l’objet des deux diagnostics, asthme et RGO.
– COLLECTE DES DONNEES ET ANALYSE. La qualité des études et des données extraites étaient évaluées par deux intervenants indépendants. Les auteurs étaient contactés pour confirmation et plus de renseignements.
– PRINCIPAUX RESULTATS.
* Douze études réunissaient les critères d’inclusion.
* La prise en charge thérapeutique comprenait les inhibiteurs de la pompe à protons (n=6), les anti-histaminiques (n=5), la chirurgie (n=1) et les mesures conservatoires (n=1).
* La durée du traitement allait d’une semaine à 6 mois.
* Une association dans le temps, entre asthme et RGO, était recherchée dans 4 études et retrouvée présente dans une proportion des participants de ces essais.
* Le traitement anti-reflux n’améliorait pas de façon flagrante la fonction respiratoire, les symptômes d’asthme, les accès nocturnes et le recours au médications antiasthmatiques.
– CONCLUSIONS.
* Chez les sujets asthmatiques souffrant de RGO, mais qui n’étaient pas recrutés spécifiquement sur la base d’un reflux associé à des symptômes respiratoires, il n’y avait pas d’amélioration globale de l’asthme en rapport avec l’application d’un traitement du RGO.
* Des patients de sous-groupes de l’ensemble recruté pourraient tirer bénéfice, mais il apparaît difficile de prédire les répondeurs.
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