22 mai 2004 ·  · 3619 lectures

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Cette étude aborde le sujet de la prévalence des sensibilisations aux aéroallergènes chez des patients souffrant de rhinosinusite chronique ou récurrente. L’intérêt est dans le distinguo qui est fait entre aéroallergènes pérennes et saisonniers.

Prévalence de l’allergie chez des patients souffrant de rhinosinusite chronique. : Gutman M, Torres A, Keen KJ, Houser SM

dans Otolaryngol Head Neck Surg. 2004 May ;130(5):545-52.

 OBJECTIFS

  • Le but de cette étude était de montrer combien la rhinite allergique est un facteur important dans la rhinosinusite chronique ou récidivante.
  • Spécialement, cette étude montre que les allergènes perannuels jouent un rôle plus significatif que les allergènes saisonniers.
  • Il s’agit d’une étude de revue de patients présentant une rhinosinusite chronique ou récurrente consultant au département d’ORL du Metro Health Medical Center de Cleveland, Ohio.

 METHODES

  • Tous les participants ont subi soit des prick-tests utilisant une batterie d’extraits allergéniques perannuels ou saisonniers, soit des RAST.

 RESULTATS

  • Parmi les 48 participants volontaires étudiés dans cette étude, 57,4% avaient des tests allergologiques positifs.
  • La plupart des patients étaient sensibilisés à plus d’un allergène.
  • Parmi les patients ayant un test allergique positif, 92% montraient une sensibilisation à un ou plusieurs allergènes perannuels fréquents tels les moisissures ou les acariens domestiques.

 CONCLUSIONS

  • L’allergie perannuelle est associée de façon significative à la rhinosinusite chronique ou récurrente.

 SIGNIFICATION

  • Le diagnostic et la gestion des allergies perannuelles doivent apporter un bénéfice dans la prise en charge thérapeutique des sinusites chroniques.

Le mot de l'allergo

Cette étude suggère que plus de la moitié des patients souffrant de rhinosinusite chronique ou récurrente présente une sensibilisation allergénique.

Et que parmi eux, 92% sont positifs à au moins un allergène pérenne type acariens et moisissures.

L’étude est probablement un peu « courte » avec ses 48 sujets.

De plus, il aurait été préférable, pour plus d’homogénéité dans les résultats, de n’utiliser que les tests cutanés en ajoutant à la batterie standard des allergènes correspondant à l’environnement du patient.

Les auteurs enfoncent une porte ouverte dans la conclusion, il est évident que la prise en charge de l’allergie apportera un bénéfice net sur la rhinosinusite. C’est ce que font tous les Allergologues pour le plus grand bonheur de ce genre de patient.

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  • raymonde  · 5 mars 2016 à 16h14min

    Bonjour, mon médecin m’a diagnostiquer il y a un mois que je souffrais d’une rhinosinusite,j’aimerais en savoir plus sur cette affection et que faire pour s’en débarraser, j’ai 80 ans et je ne veux pas supportée cela jusqu’a la fin de ma vie..Aurevoir.et merci.