Inflammation éosinophile dans l’expectoration de patients asthmatiques mal contrôlés. : Romagnoli M, Vachier I, Tarodo de la Fuente P, Meziane H, Chavis C, Bousquet J, Godard P, Chanez P.
Clinique des Maladies Respiratoires, Institut National de la Sante et de la recherche medicale U454, Centre Hospitalier Universitaire-Montpellier, Hopital Arnaud de Villeneuve, Montpellier, France dans Eur Respir J 2002 Dec ;20(6):1370-7
En dépit d’un traitement complet efficace, les patients asthmatiques présentent souvent un asthme mal contrôlé.
L’éosinophilie des voies aériennes est associée à l’asthme, mais sa relation avec le contrôle de l’asthme est encore inconnue.
Pour étudier cette relation entre éosinophilie des voies aériennes et contrôle de l’asthme, les marqueurs cellulaires et biologiques de l’inflammation bronchique ont été mesurés chez 19 sujets ayant un asthme mal contrôlé, 16 patients ayant un asthme bien contrôlé et 8 patients témoins normaux volontaires.
La sévérité de l’asthme était persistant léger à modéré chez 23 patients (14 mal contrôlés) et sévère dépendant de la prednisone chez 12 patients (5 mal contrôlés).
L’expectoration induite a été analysée avec comptage cellulaire total et formule cellulaire, dosage des leucotriènes E4 (LTE4), dosage de l’ECP, du RANTES et IL8.
L’éosinophilie de l’expectoration, le LTE4, ECP et le taux de RANTES (mais pas celui de l’IL8), sont significativement plus élevés chez les patients ayant un asthme mal contrôlé par rapport aux patients ayant un asthme bien contrôlé.
En contraste, les cellules et les marqueurs de l’inflammation ne sont pas différents parmi les patients avec différents degrés de sévérité.
Ces résultats suggèrent que l’éosinophilie de l’expectoration est associée à un asthme mal contrôlé plutôt qu’à la sévérité de l’asthme.
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