Une digestion incomplète de morue représente un facteur de risque d’anaphylaxie pour les patients allergiques. : Eva Untersmayr, MDa, Helle Vestergaardb, Hans-Jørgen Malling, MDb, Louise Bjerremann Jensen, MScbc, Michael H. Platzer, PhDbc, George Boltz-Nitulescu, PhDa, Otto Scheiner, PhDa, Per Stahl Skov, MD, PhDbc, Erika Jensen-Jarolim, MDa, Lars K. Poulsen, PhDb
From the Center of Physiology and Pathophysiology, Medical University of Vienna ; Laboratory for Medical Allergology, National University Hospital Copenhagen ; Reference Laboratory, Copenhagen
dans JACI Volume 119, Issue 3, Pages 711-717 (March 2007)
– Contexte :
- Le poisson est un des aliments allergéniques les plus importants à l’origine de réactions allergiques sévères.
- Cependant, on a montré que la digestion gastrique réduit de manière significative son potentiel allergénique.
– Objectifs :
- Dans cette étude, nous avons évalué la cinétique d’absorption des protéines de poisson
- et avons étudié la réactivité clinique des patients présentant une allergie à la morue digérée au pH physiologique ou à pH gastrique élevé.
– Méthodes :
- Des individus sains ont subi des tests de provocation ouverts avec de la morue et des échantillons de sang ont été évalués pour l’histamino-libération par les allergènes de poissons absorbés.
- Des patients allergiques ont été recrutés sur la base d’une allergie à la morue précédemment diagnostiquée.
- Des extraits de poissons ont été digérés avec des enzymes gastriques à pH 2.0 et 3.0 et utilisés pour l’histamine release, des tests cutanés et des tests de provocation quantitatifs en double aveugle contre placebo.
– Résultats :
- Les tests d’ingestion chez les sujets non allergiques ont montré une absorption des allergènes de poissons biologiquement actifs seulement 10 minutes après ingestion, avec des niveaux maximaux de sérum après 1 à 2 heures.
- L’incubation des protéines de poisson avec des enzymes digestives à pH 2.0 a eu comme conséquence une fragmentation des protéines menant à une activité biologique réduite démontrée par une papule sensiblement plus petite aux tests cutanés et une libération réduite d’histamine.
- Le poisson digéré à pH 3.0 a montré un profil de réactivité comparable aux extraits non digérés.
- De plus, ces extraits testés ont déclenché des réactions à des doses cumulées de 10 à 30 fois plus faibles chez les patients allergiques.
– Conclusion :
- Nos données indiquent l’importance primordiale de la digestion gastrique pour les allergènes de poissons parce que l’absorption quantitativement significative et le déclenchement des symptômes semblent se passer dans l’intestin.
– Implications cliniques :
- Une digestion perturbée expose des patients allergiques au poisson au risque de développer des réactions allergiques sévères avec des quantités minimes d’allergènes.
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