Tests de provocation orale directe dans les réactions cutanées modérées non-immédiates aux bétalactamines. : Emine Vezir1, Emine Dibek Misirlioglu1, Ersoy Civelek1, Murat Capanoglu1, Hakan Guvenir1, Tayfur Ginis1, Muge Toyran1 andCan Naci Kocabas2,*
DOI : 10.1111/pai.12493
dans Vol. 26 Issue 7
Pediatric Allergy and Immunology
– Contexte :
- Le testing cutané a un intérêt limité dans le diagnostic des réactions d’hyper-sensibilité de type non-immédiat aux bétalactamines chez l’enfant
- Le but de cette étude était de rapporter les résultats des tests de provocation orale réalisés sans tests cutanés, chez des enfants avec des réactions cutanées modérées non-immédiates, sans symptômes systémiques, aux bétalactamines (BL).
– Méthodes :
- Des tests de provocation orale avec les antibiotiques suspects étaient réalisés chez des patients avec des réactions cutanées modérées non-immédiates, sans symptômes systémiques, aux BL
- Les tests cutanés n’étaient pas réalisés avant les tests de provocation
- Un total de 5 doses était administré à doses croissantes, avec des intervalles d’une demi-heure
- Le test de provocation était continué pendant cinq jours.
– Résultats :
- Un total de 119 patients ont été inclus dans l’étude, d’âge moyen de 4.3 ans (IQSR : 2-7.5), dont 58% étaient des garçons
- L’association amoxicilline-acide clavulanique était le produit le plus fréquemment responsable chez 87 patients (73.1%), et le type le plus habituel de rash était maculopapulaire chez 74 patients (62.2%)
- Quatre patients (3.4%) ont eu une réaction urticarienne pendant le test de provocation.
– Conclusion :
- Les auteurs n’ont constaté aucune réaction sévère pendant le test de provocation orale direct, sans tests cutanés préalables, chez des enfants avec des réactions cutanées modérées non-immédiates sans symptômes systémiques
- Ne pas réaliser de tests cutanés avant le test de provocation orale dans ce groupe d’enfants peut aider à diminuer la charge des structures allergologiques et alléger l’inconfort des enfants.
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