Reproductibilité des mesures de la fonction nasale lors des tests de provocation à l’histamine et au monophosphate d’adénosine chez des patients atteints de rhinite allergique. : Andrew M Wilson , Linda C Orr, Fiona Robb, Erika J Sims and Brian J Lipworth Asthma & Allergy Research Group, Department of Clinical Pharmacology & Therapeutics, Ninewells Hospital & Medical School, University of Dundee, Dundee, Scotland, UK dans Allergology International 52 (3), 155-160
– CONTEXTE.
* Le monophosphate d’adénosine (MPA) agit par libération des médiateurs inflammatoires mastocytaires et peut être utilisé dans les tests de provocation nasale et bronchique.
– Le but de la présente étude était de déterminer si le MPA pouvait être utilisé à une dose-réponse de manière à évaluer la fonction nasale et la reproductibilité des mesures de cette fonction nasale lors de tests de provocation à l’histamine et au MPA, chez des patients souffrant de rhinite allergique perannuelle.
– METHODES.
* Neuf patients ont subi le test de provocation à 3 occasions séparées pour chaque test de provocation en doublant la dose soit d’histamine (0,25-8mg/ml) soit MPA (25-800 mg/ml).
* Les mesures étaient pratiquées à l’aide d’un appareil de mesure du débit de pointe inspiratoire (DPI), un rhinomètre acoustique (RA) et un rhinomanomètre (RNM).
* La concentration de provocation (PC 30) était calculée pour produire dans l’ordre :
** une chute de 30% du DPI
** une chute de 30% du RA
** une augmentation de 30% des résistances nasales lors de la RNM avec un score symptomatique de 10 (sur 40).
* La moyenne entre les sujets du coefficient de variation (CV) était calculée à l’état basal et en correspondance avec la PC.
– RESULTATS.
* Les coefficients de variation à l’état basal avant l’histamine étaient de 15,1 pour DPI, 19,6 pour RA et 15,8% pour RNM ; avant le monophosphate d’adénosine à l’état basal les CV étaient de 12,7 pour DPI, 19,6 pour RA et 10,6% pour RNM.
* Pour le test de provocation à l’histamine, la PC30 était respectivement de 26,5, 27,4 et 38,7%.
* Pour le test de provocation au MNP, la PC30 était respectivement de 46,2, 30,8 et 49,5%.
* Il n’existait pas de différence significative quant à la dose de provocation requise pour provoquer un changement prédéterminé de la réponse ou de la réponse à 1mg/ml d’histamine et 100 mg/ml de MPA.
– CONCLUSIONS. Le recours au monophosphate d’adénosine est possible comme agent d’un test de provocation nasal, bien que les résultats montrent une plus grande variabilité que l’histamine.
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