18 novembre 2002 ·  · 2486 lectures

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Il a été déjà établi que la positivité des tests épicutanés à la paraphenylenediamine est dose dépendante. Cette étude tente de montrer qu’il existe une relation entre la concentration et le temps d’exposition. Conséquences pratiques à la clé.

Relation entre dose et temps d’exposition dans la mise en évidence de l’allergie de contact à la paraphénylène-diamine. : Hextall JM, Alagaratnam NJ, Glendinning AK, Holloway DB, Blaikie L, Basketter DA, McFadden JP. St. John’s Institute of Dermatology, St. Thomas’ Hospital, London, and Safety and Environmental Assurance Centre, Unilever, Sharnbrook, Bedfordshire, UK. dans Contact Dermatitis 2002 Aug ;47(2):96-9

La sensibilisation aux produits chimiques montre une relation dose-réponse pour l’apparition d’une dermatose de contact. Précédemment, un travail considérable a été réalisé dans lequel l’apparition de la réaction allergique cutanée était dépendante de la concentration appliquée. Toutefois, la relation entre le temps d’exposition, la dose et la réponse n’a pas été explorée de façon approfondie.

Le présent travail est une extension de notre estimation initiale concernant la relation entre temps d’exposition et concentration de la paraphénylène-diamine (PPD) dans un groupe de 19 patients volontaires allergiques à la PPD.

Les résultats montrent clairement qu’une relation existe pour l’un et l’autre, le temps d’exposition et la concentration.

Les réactions positives à la PPD étaient directement proportionnelles au temps d’exposition : à 5 minutes, 16% répondaient ; à 15 minutes, 38% ; à 30 minutes, 50% ; et à 120 minutes, 69%.

Une relation similaire directe a été trouvée entre la concentration de PPD et la réponse : après 120 minutes, 22% des patients répondaient à 0,01%, et 69% à 1% de PPD. Toutes les expositions d’une et de deux minutes étaient négatives.

Une évaluation ultérieure en pratiquant des application répétées en ouvert toutes les 5 minutes montrait un effet cumulatif, aussi après 8 jours 39% du panel réagissaient, ce qui correspond à plus de deux fois le nombre de patients qui réagissaient à une seule application occlusive de 5 minutes.

Il a été noté que les sujets montraient une variabilité du temps d’exposition et de la dose requise pour obtenir une réponse allergique.

Ces résultats sont pertinents dans l’interprétation générale des tests épicutanés.


Le mot de l'allergo

Cette étude remet en cause le protocole standardisé que tous les Allergologues pratiquent dans le cadre du diagnostic des eczémas de contact.

Il faudrait faire des tests variables en dose et en temps d’application.

Cela permettrait de rendre nos tests plus sensibles (moins de faux négatifs).

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