Effets respiratoires du diisocyanate de toluène sur le lieu de travail : discussion sur la relation exposition-réponse. : Ott MG, Diller WF, Jolly AT. Corporate Medical Department, BASF Corporation, 3000 Continental Drive-North, Mount Olive, NJ, USA dans Crit Rev Toxicol 2003 ;33(1):1-59
Le toluène diisocyanate (TDI) est un important intermédiaire industriel entrant dans la fabrication de la mousse polyuréthane, de l’enduction de surface, de moules en élastomères, de mastic et d’adhésifs.
Dans cette revue, l’exposition professionnelle au long cours au TDI est évaluée à la fois dans les unités de production et dans les manufactures. De même, les effets respiratoires du TDI ont été évalués en fonction de sa concentration sur le lieu de travail.
Les conséquences respiratoires associées à l’exposition répétée et à long terme au TDI sont l’asthme et une diminution accélérée de la fonction respiratoire.
Dans les débuts de l’industrie, l’incidence annuel de l’asthme professionnel en rapport avec le TDI allait de 1% à 5 voir 6 %, en fonction de l’importance de l’unité de production et de la pratique des contrôles dans les divers lieux de travail.
Depuis le milieu des années 1970, l’incidence annuelle est inférieure à 1% où l’exposition durant 8 heures à une concentration de TDI d’environ 5 ppb (particules par billions) déterminée par contrôle personnel, même où le minimum des concentrations en TDI est au-dessus de 20 ppb, moins fréquemment au-dessus de 40 ppb sont habituellement détectés. Dans ces derniers cas, il est évident que la majorité des asthmes professionnels peut être attribuée à des concentrations de TDI bien au-dessus de 20 ppb associées à des surexpositions.
Il est nécessaire de pratiquer d’autres études à propos du rôle de ce genre d’incidents dans l’induction de la sensibilisation respiratoire.
Des études longitudinales, en sections croisées, concernant la fonction respiratoire, ont indiqué que l’exposition continue après développement de symptômes respiratoires professionnels peut provoquer ou accélérer le déclin du VEMS.
Ces résultats sont conformes au déclin du VEMS démontré dans la population générale chez des sujets souffrant d’une hyper-réactivité bronchique persistante ou d’un asthme non professionnel.
Des études longitudinales plus récentes dans ce cadre avec contrôle médical continu n’ont pas fait la preuve cohérente de l’accélération de la chute du VEMS parmi des employés exposés à des concentrations supérieures à 5 ppb de TDI sur une durée de 8 heures en moyenne globale.
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