18 décembre 2012 ·  · 1218 lectures

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Les enfants monosensibilisés aux pignons de pin ont des profils de sensibilisation semblables. : Novembre E, Mori F, Barni S, Ferrante G, Pucci N, Ballabio C, Uberti F, Penas E, Restani P.

Department of Pediatric, Allergy Unit, A. Meyer Children Hospital, Florence, Italy.

dans Pediatr Allergy Immunol. 2012 Dec ;23(8):762-5. doi : 10.1111/pai.12012.

 Contexte :

  • Plusieurs cas d’allergie aux pignons de pin et d’anaphylaxie ont été rapportés dans la littérature, mais peu d’allergènes de pignon ont été caractérisés
  • Le but de cette recherche était l’identification, par des techniques d’immuno-électrophorèse, des allergènes majeurs de pignon de pin, dans un groupe d’enfants mono-sensibilisés au pignon.

 Méthodes :

  • Nous avons étudié 5 enfants souffrant d’allergie au pignon, n’ayant aucune autre allergie alimentaire.
  • L’allergie était confirmée par des tests in vivo (prick-tests, prick-to-prick) et des tests in vitro (détermination d’IgE spécifiques[CAP-FEIA]).
  • Le profil protéique du pignon de pin était analysé par électrophorèse sur gel de Polyacrylamide Sodium Dodecyl Sulfate (SDS-PAGE).
  • Un test d’immunoblot était réalisé après incubation de membranes avec les séra des enfants inclus dans cette étude.

 Résultats :

  • L’immuoblot (SDS-PAGE) a mis en évidence 5 bandes similaires entre 6 et 147 kDA dans tous les séra étudiés.

 Conclusion :

  • Ces bandes devraient être considérées comme les allergènes potentiels pour les enfants allergiques aux pignons de pin.

Le mot de l'allergo

Des cas d’allergie sévère et d’anaphylaxie aux pignons de pin ont été décrits, malgré une consommation relativement faible comparativement aux autres fruits à coque.

Les molécules allergisantes ne sont pas identifiées avec précision.

Cet article visait donc à caractériser des protéines IgE réactives dans une petite série de cinq enfants allergiques aux pignons de pin.

Ces enfants étaient monosensibilisés aux pignons, les tests cutanés et les IgE spécifiques étaient positifs.

Sur ces 5 séra étudiés, les auteurs ont pu mettre en évidence les mêmes bandes immunoréactives dans les tests d’immuoblot. Il semblerait donc que le profil de sensibilisation soit similaire chez les patients allergiques aux pignons.

La caractérisation des allergènes ne repose dans cette étude que sur leur poids moléculaire, ce qui reste assez parcellaire pour proprement identifier une protéine. Il reste à en établir la fonction, la famille moléculaire...

Mais peut-on vraiment parler d’allergènes ? Il s’agit ici de protéines capables de fixer des IgE de ces enfants allergiques. Sont-elles pour autant toutes responsables de réaction clinique ?

L’IgE-réactivité est souvent assimilée à l’allergénicité dans les articles, le raccourci est admis... Mais il y a la plupart du temps comparaison avec les protéines homologues déjà caractérisées, analyse séquentielle, tests d’inhibition... Or nous n’avons ici qu’un poids moléculaire, qu’une bande en Immunoblot...

Il me semble donc que les auteurs ont la conclusion un peu hâtive, en considérant d’ores et déjà que ces 5 bandes correspondent aux allergènes du pignon de pin.
Nous sommes impatients d’en savoir plus !

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