Est-ce que les niveaux d’IgE pour d’autres aliments que des Rosacées sont prédictifs de l’allergie chez les patients réactifs aux LTP alimentaires ?:R. Aseroa, A. Arenab, L. Cecchic, M.E. Conted, M. Crivellaroe, F. Emilianif, F. Lodi Rizzinig, R. Longoh, P. Minalei, F. Murzillij, A. Musarrak, F. Nebiolol, O. Querciaf, E. Ridolom, E. Savin, G.E. Sennad, D. Villaltao
dans Int Arch Allergy Immunol 2011 ;155:149-154 (DOI : 10.1159/000318864)
– Contexte :
- Les protéines de transfert lipidique (LTP), la cause la plus fréquente d’allergie alimentaire primaire en Italie, est un panallergène croisant d’origine végétale.
- Des marqueurs en mesure de prédire si un patient sensibilisé à certains aliments, mais pas encore cliniquement allergique développera une allergie seraient extrêmement utiles.
– Objectif :
- L’objectif de cette étude a été d’étudier la pertinence du taux d’IgE pour certains aliments d’origine végétale autres que des Rosacées comme prédicteurs d’une réaction allergique locale ou systémique chez des sujets allergiques aux LTP.
– Méthodes :
- Cent (40 hommes, 60 femmes, âge moyen 29 ans) patients allergiques à la pêche monosensibilisés aux LTP, vus dans 14 centres italiens en 2009, ont été étudiés.
- Les allergies aux noix, noisettes, arachides, tomates, riz et/ou au maïs ont été établies sur entretien et confirmées par un pricktest cutané positif.
- Les taux d’IgE à ces aliments et à rPru p 3 ont été mesurés.
– Résultats :
- Des niveaux plus élevés d’IgE à Pru p 3 ont été associés à une plus grande prévalence de l’allergie à la noisette, à l’arachide et à la noix.
- Pour tous les aliments étudiés, à l’exception du riz, la médiane des taux d’IgE chez les sujets allergiques a largement dépassé celles des sujets tolérants, mais à l’intérieur même des groupes allergiques, les différences entre les patients rapportant des symptômes locaux (oraux) ou systémiques ne sont pas significatives.
- Des niveaux de seuil des IgE prédictifs à 95% d’une allergie clinique ont été établis pour les aliments étudiés, bien que les chevauchements importants entre sujets allergiques et tolérants les rendent peu utiles.
– Conclusion :
- Les niveaux d’IgE spécifiques ne sont que partiellement prédictifs de l’allergie clinique.
- Les raisons pour lesquelles certains individus présentant de faible taux d’IgE spécifiques développent une allergie clinique tandis que d’autres montrant des taux d’IgE élevés ne le font pas, malgré une exposition similaire à l’aliment, restent floues.
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