Le rôle de d’iode dans les réactions d’hypersensibilités aux produits de contraste : K. Scherer * , T. Harr * , S. Bach * and A. J. Bircher *
* Allergy Unit, Department of Dermatology, University Hospital Basel, Basel, Switzerland
dans Clinical & Experimental Allergy
Volume 40 Issue 3, Pages 468 - 475
– Introduction :
- Les réactions d’hypersensibilité aux produits de contraste iodés (RCM radio contrast media) sont soit de type immédiat (IT) soit retardé (DT).
- Dans les réactions IT, le mécanisme physiopathologique n’est pas clair.
- Dans les réactions DT, les tests retardés par patchs (PT) et IDR (IDT) positifs, et la présence de cellules T spécifiques du RCM, suggèrent un mécanisme médié par les cellules T.
- Dans les deux cas, le rôle de l’iode n’a pas été bien établi ; les patients sont cependant souvent étiquetés « allergiques à l’iode ».
- Des tests cutanés positifs à des médicaments contenant de l’iode sont occasionnellement observés.
– Objectifs :
- Nous avons étudié la présence d’une hypersensibilité à l’iode chez des patients ayant une histoire de réaction d’hypersensibilité à des produits de contraste.
– Méthode :
- Dix-neuf patients avec une histoire de IT (n=9) ou DT(n=10) à un produit de contraste (RCM) ont été étudiés.
- Des tests cutanés, IDT et PT avec plusieurs RCM et formulations iodées ont été réalisés.
- Tous ont subi un test de provocation avec de la solution de Lugol (LS).
- Deux patients ayant chacun des oreillons à l’iode, une dermatite de contact aux antiseptiques iodés et une urticaire idiopathique ont servi de contrôle ou de témoin positif.
– Résultats :
- Dans le groupe IT, des tests cutanés ont été positifs pour un RCM chez trois des neufs patients.
- Un patient avec tests cutanés négatifs à réagi deux fois à l’iode par voie orale avec une urticaire.
- Dans le groupe DT, la sensibilisation à un ou plusieurs RCM était identifiée chez 10 patients sur 10.
- Chez 7 des 10 patients, on a trouvé une sensibilisation additionnelle à la formulation iodée.
- Deux patients ont développé un exanthème modéré après le test de provocation orale avec la SL.
– Conclusion :
- Nous avions démontré au préalable avec les oreillons à l’iode que le test de provocation orale avec la LS est un moyen valide pour déterminer les réactions d’hypersensibilité à l’iode.
- Chez nos 19 patients nous avons montré que l’iode est rarement l’agent en cause dans les réactions d’hypersensibilité aux RCM.
- Seul un patient avec une urticaire retardée avec un RCM, une urticaire retardée à la LS, et deux patients avec une réaction DT et une large sensibilisation à tous les RCM testés, ont réagi à la LS avec un exanthème.
- Dans la plupart des cas, les composants du RCM, et non l’iode, sont vraisemblablement des composants en cause.
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