Interactions bidirectionnelles entre les maladies respiratoires virales et les réponses cytokiniques dans la première année de vie. : James E. Gern, MDa, G. Daniel Brooks, MDb, Patricia Meyer, MDf, Andy Chang, BSa, Kunling Shen, MDd, Michael D. Evans, MSc, Chris Tisler, MSa, Douglas DaSilva, BSa, Kathy A. Roberg, MSNa, Lance D. Mikus, MBAa, Louis A. Rosenthal, PhDa, Carole J. Kirk, BSe, Peter A. Shult, PhDe, Abhik Bhattacharya, MSc, Zhanhai Li, PhDc, Ronald Gangnon, PhDc, Robert F. Lemanske Jr., MDab
a From the Departments of Pediatrics
b Medicine
c Biostatistics and Medical Informatics, University of Wisconsin-Madison
d Bejing Children’s Hospital
e Wisconsin State Laboratory of Hygiene
f Universidad de Buenos Aires
dans JACI Volume 117, Issue 1, Pages 72-78 (January 2006)
– Contexte
- Les infections virales représentent la cause majeure des accès de sifflements thoraciques dans l’enfance.
- Les variations des réponses immunologiques à la naissance peuvent être déterminantes dans le risque d’acquisition de cette pathologie.
– Objectif
- Déterminer les facteurs de risque immunologiques de sifflements thoraciques induits par les virus chez le nourrisson.
– Méthodes
- L’étude a inclus 285 enfants avec antécédents parentaux d’asthme et/ou d’allergie respiratoire.
- Les cellules mononuclées prélevées à la naissance (sang du cordon ombilical) et à l’âge d’un an étaient incubées avec la phytohémagglutinine, le virus syncitial respiratoire ou les rhinovirus ; les IL-5, IL-10, IL-13 et l’INF-gamma étaient dosées dans les surnageants.
- Les sécrétions nasales obtenues lors des visites de contrôle de routine et lors des maladies respiratoires étaient explorées quant à la recherche des virus respiratoires communs.
– Résultats
- Les sifflements induits par le virus syncytial respiratoire étaient associés à une réduction de la réponse de l’IL-13 induite par la phytohémagglutinine (médianes, 213 contre 304 pg/ml ; p=0,026) des cellules du sang du cordon, une tendance similaire a été retrouvée pour les sifflements en général.
- De plus, la médiane des réponses de l’IL-13 diminuait de 28% chez les enfants n’ayant pas de sifflements à l’âge d’un an, contre seulement 3% chez les enfants siffleurs (p=0,013).
- Les enfants avec au moins 2 épisodes de sifflements avaient des réponses diminuées de l’INF-gamma induites par la phytohémagglutinine et avaient une probabilité moindre d’avoir une réponse INF-gamma induite par les rhinovirus à la naissance (p<0,05).
- Finalement, les enfants ayant une réponse mesurable d’INF-gamma sur le sang du cordon induite par le virus syncitial respiratoire étaient moins probablement siffleurs dans leur première année de vie (OR 0,43 [0,23, 0,79]).
– Conclusion
- Chez les enfants ayant des antécédents familiaux d’allergies et/ou d’asthme, la réponse INF-gamma induite par les virus et la réponse IL-13 induite par la phytohémagglutinine, à la naissance, sont indicatives du risque de sifflements thoraciques dans la première année de vie.
Envie de réagir?