Utilité des tests diagnostiques dans le suivi des enfants allergiques aux œufs. : Ma C. Diéguez * , I. Cerecedo * , A. Muriel † , J. Zamora † , V. Abraira † , E. Camacho * , M. Antón * and B. de la Hoz *
* Servicio de Alergología, Hospital Universitario Ramón y Cajal, Madrid, Spain , † Unidad de Bioestadística Clínica, Hospital Universitario Ramón y Cajal, CIBER Epidemiología y Salud Pública (CIBERESP), Madrid, Spain
dans Clinical & Experimental Allergy Volume 39 Issue 10, Pages 1575 - 1584
– Contexte :
- Une meilleure connaissance de la précision des prick tests cutanés (SPT) et des IgE spécifiques (IgE) à l’œuf permettrait d’identifier les enfants avec une allergie persistante à l’œuf, en évitant les risques des tests de provocations non indispensables.
- Cette étude visait à évaluer la précision des SPT et des niveaux des IgE aux allergènes d’œufs, afin de déterminer les allergies persistantes à l’œuf chez les enfants avec allergies IgE médiées après un régime d’éviction de l’œuf.
– Méthodes :
- Des enfants de moins de 16 ans ont été recrutés de façon prospective et consécutivement.
- Les critères d’inclusion étaient les suivants :
- allergie aux protéines de l’œuf (enfants avec une histoire clinique positive d’allergie IgE médiée aux œufs et un test cutané positif aux allergènes d’œuf et/ou des niveaux positifs de sIgE),
- et un régime strict d’éviction des œufs suivis pendant au moins 6 mois.
- Les antécédents cliniques ont été enregistrés et tous les patients ont subi des tests cutanés, des tests IgE aux allergènes d’œuf et l’étalon or : un test de provocation à l’œuf en double aveugle contre placebo (DBPCFG).
- Le DBPCFG a été interprété, sans connaissance des résultats des autres essais et vice-versa.
- Des analyses des courbes ROC pour les SPT et les niveaux des tests IgE ont été effectuées pour comparer les performances diagnostiques des tests différents.
– Résultats :
- Finalement, 157 enfants ont été inclus dans l’étude.
- Une centaine de ces 157 enfants (63,7%) avaient un test de provocation par voie orale positif.
- Quatre-vingt-six étaient de sexe masculin (61%), et l’âge médian était de 2,5 ans.
- Cent trois (66,9%) avaient une dermatite atopique.
- Un prick test de 7 mm au blanc d’œuf avait un rapport de vraisemblance positif (+ LR) de 6,7 et un niveau de 1,3 KU / L en test IgE au blanc d’oeuf a eu un RV + de 5,1.
- Un SPT de 7 mm au blanc d’œuf avait une valeur prédictive positive de 92,3% (95% CI 85.1-99.5), et pour un SPT de 9 mm au blanc d’œuf, cette valeur était de 95,6% (IC à 95% 87.3-100.0).
- Pour les IgE au blanc d’œuf, 1,5 KU/L avait une valeur prédictive positive de 90,4% (95% CI 82.4-98.4) et pour 25 KU / L, la VPP était de 100% (IC 95% : 100,0-100,0).
- Les tests cutanés à l’ovotransferrine et au lysozyme ont montré la plus faible précision, suivis par le jaune et l’ovalbumine.
– Conclusion :
- Cette étude est la première à évaluer à la fois les deux tests (SPT et les niveaux de sIgE) et tous les allergènes de l’œuf pour déterminer la persistance de l’allergie à l’œuf chez les enfants présentant une allergie IgE médiée.
- Les mesures des SPT et des niveaux de sIgE sont utiles pour prédire la persistance de l’allergie chez ces enfants, en particulier avec l’extrait complet de blanc d’œuf.
- Une provocation par voie orale ne devrait pas être effectuée chez des enfants allergiques à l’œuf présentant soit un test cutané au blanc d’œuf supérieur à 7 mm ou un test IgE au blanc d’oeuf supérieur à 1,3 KU/L, parce que, dans ce cas, il ya une probabilité de 90% de persistance de l’allergie.
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