Dose seuil pour l’arachide : évaluation du risque par un diagnostic de provocation orale sur une série de 286 patients monosensibilisés à l’arachide. : Taylor SL, Moneret-Vautrin DA, Crevel RW, Sheffield D, Morisset M, Dumont P, Remington BC, Baumert JL.
Food Allergy Research and Resource Program, Department of Food Science and Technology, University of Nebraska-Lincoln, Lincoln, NE, USA.
dans Food Chem Toxicol. 2009 Dec 23.
– Objectifs, Matériel et méthodes :
- Les données cliniques de 286 patients consécutifs :
- ayant réagi positivement avec des symptômes cliniques objectifs lors d’un test de provocation oral en double aveugle contre placebo vis-à-vis de l’arachide réalisés au CHU à Nancy, ont été revus pour définir pour chaque patient :
- la dose la plus forte n’entrainant pas de symptômes
- et la dose la plus faible entrainant une réponse clinique (respectivement dénommés : NOALS et LOALS).
– Résultats
- Après ajustement à un modèle de distribution statistique logarithmique normal, le ED (10) et ED (05) (NDT : la dose qui entraîne une réaction chez 10% et 5% d’une population d’allergiques à l’arachide) étaient respectivement de :
- ED (10) : 14.4 mg
- ED (5) 7.3 mg
- (expression en poids de cacahuète totale) avec un intervalle de confiance de 95% respectivement de 10.7 mg et 5.2 mg.
- En comparaison avec une étude antérieure dans laquelle l’ED (10) était basé sur le seuil de réactivité individuel provenant de 12 publications, une différence statistique significative a été observée avec l’ED (50) mais pas avec l’ED (10) des 2 courbes de distribution statistique.
– Discussion :
- Le groupe de patients de Nancy a plus de patients sensibilisés que les groupes des études publiées, pouvant expliquer les différences observées.
- La distribution statistique des doses minimum entraînant une réaction chez les patients ayant les réactions les plus sévères (grade 4 ou 5 : 40 patients) n’est pas statistiquement différente de celles des patients ayant des antécédents cliniques moins sévères (grade 1– 3 : n=123 patients)
– Conclusion :
- Ces données et cette approche modélisée pourrait permettre :
- d’établir des doses seuils pour une population de patients allergiques à l’arachide
- et pourrait permettre d’établir un taux de référence des allergènes pour les mesures de contrôle d’éviction dans l’industrie alimentaire.
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