Association entre avoir un chat, exposition allergénique, sensibilisation et maladies atopiques : résultats de l’étude KLAUS portant sur les enfants de Lübeck : Torsten Schäfer 1 , Björn Stieger 1 , Rainer Polzius 2 and Anja Krauspe 1
1 Institute of Social Medicine, Medical University Lübeck, Lübeck, Germany , 2 Drägerwerk AG, Grundlagenentwicklung Chemische und Biochemische Sensoren, Lübeck, Germany
dans Pediatric Allergy and Immunology
Volume 20 Issue 4, Pages 353 - 357
– Introduction :
- Le rôle d’un chat à domicile sur le développement ou non d’allergies a été l’objet de controverses.
– Objectif de l’étude :
- Les auteurs ont étudié l’association entre le fait d’avoir un chat, l’exposition aux allergènes et le développement d’une sensibilisation et de maladies atopiques chez des enfants d’âge préscolaire. (Klaus : Kinder von Lübeck Allergie und Umwelt Studie)
– Matériel et Methodes :
- Un total de 606 enfants (âgés de 5 à 6 ans) ont été étudiés dans le cadre d’un examen médical d’entrée en milieu scolaire.
- Des informations sur :
- le diagnostic médical d’asthme et d’allergie,
- la présence d’un animal domestique à domicile,
- et les facteurs confondants
- ont été recueillis par un questionnaire.
- La prévalence de l’eczéma atopique a été déterminée par un examen dermatologique, la sensibilisation allergique par des prick-tests cutanés, et l’exposition aux allergènes Fel d1 du chat dans l’environnement évaluée par un test commercial colorimétrique (de 0 à III).
– Résultats :
- Les chats sont présents dans 16% des habitats et les résultats en terme d‘exposition aux allergènes du chat sont les suivants : de 0 à III, respectivement 47.2%, 25.5%, 24.3% et 3%.
- La prévalence d’avoir un chat à domicile augmente significativement avec le niveau d’exposition : de 0.5% à 61.5% (p<0.001).
- Les enfants étaient sensibilisés aux allergènes du chat (6.3%), et le pourcentage de sensibilisation augmente également significativement avec le degré de l’exposition allergénique : de 3% (niveau d’exposition 0) à 15.4% (niveau III) (p<0.001).
- Les enfants ayant une dermatite atopique (9.3%) et des antécédents d’asthme et/ou de rhinite étaient respectivement de 3.6% et 3.9%.
- La sensibilisation au chat est associée à la dermatite atopique (23,3% versus 7,4%, OR : 3.8, IC : 1.4-10,8), l’asthme (12.5% versus 3.7%, OR : 4.9, IC : 1.1-21.2), la rhinite allergique (6.9% versus 2.7%, OR : 3.1, IC : O.7-15.2), et avec n’importe quelle maladie atopique (43.5% versus 16.3%, OR : 3.8, IC : 1.5-9.5).
– Conclusion :
- Les données de cette étude suggèrent un effet promoteur de la présence d’un chat à domicile sur le développement d’affections atopiques.
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